‹ Pendant le terreurChapitre 9 sur 84 · I.K l'OKTK nOL'CIIKK · texte numérisé non relu

I.K l'OKTK nOL'CIIKK

D.iiis l;i paix qm;; l'iiivcr afcorde ii la palrit; AUi'iidre le iL'loiir de la saison fleurie'.

Ces allusions ôtaicnl accueillies avec transport. A la loge des Neuf Sanirs, qui comptait [tarnii ses inoiubres A'oltaire, Franklin, Florian, Lalande, Gailliava, Leniierre, d'Ussieux, Cliainfoit, Parny, Fontanes, Vernet, Greuze, Iloudon, Piccini, Garât, en un mot tous ceux qui avaient un nom dansles lettres ou dansles arts, l{ouclier,« l'orateur » attitré, lut, le i5 août 1770, le passage relatif à Dupaty. L'assistance applaudit avec transport. Le malveillant Bachaumont fut obligé lui-mL'me de le reconnaître.

Dans cette fréquentation des parlementaires, Uoucher > était revêtu pour ainsi dire d'un caractère d'arbitre et de magistrat. C'est à lui qu'on s'adressait, comme à un intermédiaire désigné par sa vertu, pour trancher les querelles littéraires. Blin de Sainmore lui en faisait l'oflVe sans détours.

Je suis désoli', lui écrivait-il au mois dr jauvicr 1777, du specle (}u'olïront les gens de lollrcs qui se décliirenl entre eux. ^ écrivains estimables juir leur conduite et leurs talents devraient faire une association pour se défendre. J'ai lànie flétrie en voyant la baine et les partis décbirer les succès, et les membres les plus éclairés de rbuinanilé devenir des tigres en cultivant tout ce ([ui devrait adoucir les mœurs. Voua êtes tout indiqué liour faim revenir les gens du inonde. Vous ni'avrz déjà défendu contre les indifférents ou les jaloux et je vous va remercie.

François de Neufchàteau disait bien liant le nom de celui dont tout le monde redoutait l'injustice el la tyrannie :

Je ne sais encore ce ipie deviendronl mes destinées dans ce 1. Vuv. encore les notes des Mois, t. Il, p. 183.

36 rr, MiAM la terkeur.

pays qu'on croit être celui des ressources, et (jui n'est vraiment que celui des intrigues. J'aurai plus d'une fois le regret d'avoir (luilté Bordeaux ; le cœur se perd dans le chaos de Paris...

Il a eu à se plaindre de La Harpe; il va lui répondre dans le Journal de Paris :

On a vingt-quatre heures pour dire des injures à ses juges. Je ne dirai point d'injures à M, de La Harpe, mais j'espère lui prouver qu'il a tort. Et après l'avoir démontré pour mon compte, je le démontrerai peut-être aussi pour le compte des autres. Vous en rirez à Montfort, si la chose en vaut la peine, jl

Cependant Roucher était en train de mettre la dernière main à son poème dont il attendait la fortune et la gloire.

Sur les conseils de ses amisimbert, d'Ussieu\,Beiquin,etc.. il supprimait, — ce qui semblera toujours bien diflicile à un auteur, — des passages entiers ou bien il en recomjuençait d'autres qu'il croyait excellents'.

11 s'entourait de tous les documents, de toutes les brochures, de toutes les relations manuscrites qui pouvaient l'éclairer. Il traduisait des passages entiers de la Bible, de Virgile, de TibuUe, de Properce, de Thomson, d'Young, du Tasse, etc., avec une préoccupation évidente d'utiliser ; quelques-uns de leurs traits dans son ouvrage.

Au château de la Falaise, près de Meulan, « dans cette longue vallée qu'arrose la Mauldre et qui est digne d'être visitée parles botanistes, autant que chantée par les poètes », Roucher retrouvait chez le marquis de Tourny, mais avec

1. Voir pour ces suppressions iiiii lui sont conseillées, les Mots. t. lef, p. 348. Il K'proiliiibit plibleuis fois dans les notes les passageainsi effacés.

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