‹ Pénicilline et phlébiteChapitre 22 sur 27 · LA ANT R · texte numérisé non relu

LA ANT R

plus facile et moins importune pour le malade lorsque les injections sont fréquenrment répétées.

La pénicilline ne semble donc pas avoir une action néfaste sur la veine, susceptible d'expliquer la phlébite.

Pénicilline et coagulation sanguine.

Nous nous sommes livré à diverses recherches de laboratoire, nous proposant d'étudier les variations des constantes sanguines au cours de traitement pénicillé. Des prises de sang ont été faites à diverses périodes de l'infection, chez . ie même malade par exemple, ayant au préalable fait une analÿse complète de son sang avant le début de toute thérapeutique. ; Malgré le petit nombre d'échantillons étudiés, nous pouvons dire que les divers facteurs agissant dans la coagulation ne sont nullement modifiés. Les plaquettes sanguines, les globules blancs, sont dans une proportion ordinaire. De même, le taux de prothrombine — dosage délicat — ne nous paraît pas anormal.

En outre, les temps de sédimentation et de coagulation semblent inchangés — même chez des malades ayant reçu de très fortes quantités de pémicilline. Faut-il voir dans l’élimination rapide de ce produit l'explication de la non-modification sanguine ?

Conclusion.

Nous sommes incapable de dire quel est.le rôle de la pénicilline dans la formation des phlébites. Mais ce produit, dont nous ne pouvons prétendre connaître toutes les qualités, agit-il drectement ou n'est-il pas à son tour un agent favorisant, indirect, ayant une place dans la pathogénie déjà complexe des phlébites D

Page 1