‹ Pénicillinothérapie de la Broncho-Pneumonie du ChienChapitre 25 sur 34 · REG · texte numérisé non relu

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V, VIII, X). En effet au bout de ce laps de temps la courbe thermique se stabilise autour de la normale.

Dans certains cas nous avons arrêté le traitement au bout de ces trois jours alors que la température venait à peine d'approcher la normale. Chaque fois nous avons eu des rechutes (obs. IV, VIT), avec quelquefois des phénomènes de pénicillino-résistance consécutifs (obs. IX). D'autre part nous avons parfois poursuivi le traitement alors qu'aucune amélioration importante n’était apparue dans les trois ou quatre premiers jours. Chaque fois nous avons eu un insuccès. Il semble donc inutile dans ce cas de poursuivre le traitement, il vaut mieux changer de thérapeutique.

Quant aux modalités d'arrêt du traitement nous ne nous sommes pas rangés entièrement à la conception des classiques qui conseillent de le prolonger suffisamment pour consolider la guérison et éviter les rechutes, et veulent d’autre part que l’arrêt soit progressif avec une posologie décroissante.

Si nous avons jugé bon de poursuivre le traitement pendant au moins un jour après les premiers signes de guérison nous l’avons fait aux doses normales et non décroissantes pour l’arrêter ensuite brutalement selon la conception de Mollaret.

Après ces quelques considérations d'ordre technique il nous paraît bon d'envisager le problème du traitement pénicilliné de la broncho-pneumonie d’un point de vue plus général.

En tout premier lieu soulignons que la pénicilline n’agit que dans des cas bien déterminés. Donc en ne doit l’employer en principe que contre des germes qu’elle est susceptible de combattre efficacement. Poui cela il faudrait faire une étude bactériologique des

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germes. Nous avons déjà dit les difficultés de tels examens en médecine vétérinaire. "

Les, considérations précédentes pourront alors nous guider précieusement. Il sera inutile de poursuivre un traitement pénicilliné si après trois jours on n’a fas obtenu d'amélioration sensible.

Les cas d’insuccès sont d’ailleurs assez nombreux. L’étiologie de la broncho-pneumonie nous a déjà donné un petit aperçu de ce que devaient être ces échecs. Au cours de notre expérimentation nous avons noté seulement huit succès sur dix-huit chiens traités.

Sur les dix échecs, la plupart sont dus, sans doute, a des phénomènes de résistance naturelle (obs. X, XI, XII, XIII, XV, XVI). Dans l'observation IX il semble qu’il

faille plutôt l’attribuer à une pénicillino-résistance acquise après un traitement insuffisant.

Signalons enfin, comme Darraspen et Florio l’ont déjà fait remarquer, la fréquence de la forme nerveute consécutive à la forme pulmonaire de la maladie de Carré. Sur les quatre cas que nous avons pu noter, trois semblent liés à des phénomènes de pénicillinorésistance naturelle qui ont permis l’évolution normale de la maladie du fait de l’inéfficacité spécifique du traitement (obs. X, XV, XVI), l’autre serait d'après nous, imputable au fait que la pénicilline administrée par voie parentérale ne peut atteindre les germes même sensibles s’ils vont se loger dans les centres nerveux car elle ne traverse pas les séreuses.

1 nous faut d'autre part signaler comme cause d’échec l'importance du rôle des associations de germes sensibles et résistants. Ceux-ci détruisent la pénicilline et l’empêchent d'agir sur ceux-là.

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