Documents, pièce n° III
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ils font de continuelles menaces ». Et dans une autre Lettre du
•>(| octobre : « Les pécheurs de Tréoultré sont lr. - mutin- «t fort
révoltés : il^ ont maltraité mes sergents que j'y envoyais pour la
perception de mes «Iroits qu'ils ont toujours payés, et qu'ils
menacent de jeter dans la mer quand j'y en enverrai". D'autre
part, le g octobre 1710. Les représentants du duc dePenthièvre reconnaissent eux-mêmes que «si les habitants de Tréoultré étaient gens raisonnables avec <|ui l'on pût traiter, il sérail asseï à propos d'aller sur les lieui et de leur l'aire voir les titres pour les porter à payer volontairement ce qu'ils doivent, mais ce sont d< brutaux avec Lesquels il ne faut pas espérer terminer par les voies
de la douceur ' ». Les anciennes pêcherie- et sécheriez de merlus
du Cap-CavaJ agonisaient ; L'activité et la vie De devaient renaître
sur cette cùte qu'ui) siècle et demi plus tard, avec la pèche et
L'industrie de La sardine.
Y. — Pour m- Commerce ds Penmar< b m \\'Ic Sm< i i
L'activité commerciale de Penmarch était Liée à celle des pêcheries. Les bateaux penmarchais u'avaient guère, comme fret de sortie, (jue les congres, les juliennes, Les merlus, Les sardines et les maquereaux. Gomme uous L'avons dit, La barque de pêche
de Penmarch était assez forte pour naviguer a ce .pie non- appellerions maintenant le bornage et le cabotage. Le bateau et L'équipage qui péchaient pendant la saison favorable étaient Le même
équipage et le même bateau qui allaient de port en port a\cc des
marchandises, sur la côte de Bretagne, pendant le reste de L*ann< Gela distingue nettement Penmarch, le Douarnenez et Le Concarneau du XVI- siècle, du Douarnenez et du Goncarneau modernes, où la flottille de pèche sert à La pêche seulement. Gela nous montre aussi qu'au Gap Gavai Le négoce et la pèche étaient étroitement Liés, car les pêcheurs étaient en même temps trafiquants et commerçaient au loin, tandis que rien de pareil n'existe aujourd'hui
sur cette cote.
Dès la fin du XV siècle, nous pouvons apprécier L'importance
relative du port marchand de Penmarch au moyen des textes
1. Toutes les citations d-dessiu sont extraites d pi 1481, dei \rrii.
Côtes-du Nord.
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deux «»n troii ria< ( ette proportion doui montre bien dani
Penmarch, non pai on Nantes comme le disail byperboliquemenl
Souvestre maifl lout an moins nn Concarnoan on un Douaraenes,
din nu petit port d< 1 aboi ei actif
\u \\ 1 Bi< cle, malgré Le déclin commençant det pécheriea, le centre commercial de Peninanh -■■ maintint .1— ••/ longtemps ; il eut même sang doute une heure de prospérité factice qui précédi immédiatement aa ruine. Car la Qottille déjà construite, précisément parce qu'elle était de moins <-n moins employée •< la pèche, servit davantage aui transactions commerciales, jusqu'à la disp rition graduelle des barques qui la composaient. Ceal peut-être i cette heure d'éclat fugitif qu'il faut rapporter l'envoi par Penmarch, en i"»;i. d'un député aui Etats de Bretagne*; il est vrai que Penmarch, qualifié pille en cette circonstance, partage cet honneur avec de petits bourgs comme Saint-Renan et ChâteauneuMu- Paou.
Les registres des droits perçus sur Les navires à L'entrée et 1 la sortie du port de Nantes, dont une série ininterrompue a conservée du 1 octobre [554 an ier octobre i55- 3, nous donnent une idée exacte du commerce maritime «le Penmarch, ju<te à l'époque on les commissaires de réformation fixaient les droits de pêcheries, peu d'années avant Les désordres de la Ligue, la dé dence des pêcheries et le dépérissement du commerce maritime. Nantes était la capitale commerciale de toute la côte sud et ouest de la Bretagne : les relations entre ce port et Penmarch étaient certainement aussi fréquentes qu'elles pouvaient L'être, et la flottille penmarchaise trouvait un de ses principaux emplois, le plus important peut-être, aux transactions avec le grand port de la Loire.
Du 1 octobre [554 au 3° septembre [555, sur 1.711 bateaux de mer qui sortent de Nantes. 36 appartiennent au port de Pen-
1. Bull, de la Soc. Archéol. du Finist. 1904. Procès-verbal de la séance du 21 nov. 190i. p. XL.
-. J. Trévédy, Liste des villes ayant députe aux Etats /Bull, de la Soc. arch. du Finist 1896, p 21