‹ Penmarch aux XVIe et XVIIe sièclesChapitre 3 sur 23 · Don lui i.AMui u. Histoire </- Brel. T. II. p · texte numérisé non relu

Don lui i.AMui u. Histoire </- Brel. T. II. p

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qui ne reposent sur rien. Toutefois, il convient de remarquer que dom Taillandier Regarde bien de faire de Penmarch ane \ il le grande nu petite. Pour lui, comme pour [Vforeau, ce n*est qu'un bourg avec nea épars, et la description <|u il en donne pourrait — -t j*i*ï ïquer au Penmarch <lc nos jours.

Mais la légende continuait son évolution : la trille ne devait pas tardera venir, tëlle appara t <-n [769 dans le Diclionnûit phique de Bretagne par ( )gée '.

« Le territoire de Penmarch, «lit Og^e, est plein de démolitions. I pierres qui sont entassa a çà et là les unes rar les autn s, wffir tient

pour bâtir une ville: on ne sçait «le quels édifices <-ll< a provienneBl 1

Ogée laisse soupçonner l'existence de la ville, il ne l*affirme l>a s encore. Cambry, on 17941 renchérit sur Ogée -.

« J'ai parlé, dit-il, des ruines de Penmarch ; elle* annoncent une 1res grande population ; elles sont, pour les habitants <lu pays, les ruines <1 la ville d'is. On sait qu'on y faisait un immense commerce de salaisons ■

Ainsi, non seulement Penmarch est devenu ville, mais c'est la légendaire ville d'is, et on y faisait un « immense commerce ». 11 semblait dillicile d'aller plus loin dans l'hyperbole. Il était pourtant réservé au chevalier de Fréininville d'écrire dans ses Antiquités du Finistère le poème du Penmarch légendaire, vrai chefd'œuvre d'imagination 3.

« Qui peut avoir porté, s'écrie-t-il, à bâtir une si grande ville dans ce lieu si écarté, si solitaire? Voici comment nous répondrons : le^ habitants de Penmarch étaient, dans des temps déjà fort éloignés, din trépides et hardis marins ; leur habileté, leur expérience de la mer leur attira la confiance, et tous les rimes propriétaires des Gornouailles leur confièrent, de préférence à tous les autres, les marchandises doni ils

1. Ogke, Dictionnaire géographique de Bretagne, t. III, p 338-339.

2. Cambry, Voyage dans le Finistère en r, 94, éd. de Brest, 1836, p. 158.

3. Frémlnville. Antiquités du Finistère, 1835, t. II, p. 108-115.

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voulaient trafiquer. Un établissement maritime bc forme donc à P march,... et la ville Be forma et B'accrut progressivement. D£s I xiir siècle* * - 1 1 1- était < l«'j .1 1res populeuse. Une circonstance particu ; augmenta la source de ses rlch< v trente <>u quarante lieues dans

l'ouest de l;i pointe de !Vmn;ireli, ou trouvait, à certaine époque de l'année, un banc considérable de morues. . La pèche de ce poisson devint l'objet principal des spéculations des armateurs di l'enmarch

( )n eu voit la preuve dans un litre de l'an 1966, publié dan- les A 1 1 -

jugements <!<■ la mer, article ^<>, page «s7 des constitutions du duché de Bretagne. Mais en outre, la ville de Kéritv Penmarch taisait, aux \l\* et \ Y siècles, un commerce très t'tendu de grains et de bestiaux, t<>il< s,

chanvres, avec les ports espagnols «le la (ialice et de- AsturicS

L'appât des bénéfices Immenses qui en résultaient séduisit tant d monde, que les laboureurs des paroisses environnantes négligèrent la

culture des terres pour accourir à I\.eril\ -lVninarch et s'\ livrer au

trafic. La chose arriva au point qu'il fallut que l'autorité \ mît un frein...

lue ordonnance ducale, relative au négoce de lVninarch. datée de

l'an i\<>\. s'exprime ainsi, etc. » Et il ajoute: « Plusieurs de- chemins qui serpentent parmi les décombres de Kéritv portent encore des noms d

rues : il y a la (îrande-Hue, la rue des Marchands, la rue des Argcn tiers ou des Orfèvres. »

D'après Fréminville, les causes de la ruine de Penmarch

Seraient L'exploitation des bancs oie Terre-Neuve à partir de i5oo,

les ravages des corsaires et le pillage de La Pontenelle. Tout n'est pas faux, comme nous le verrons, dans cette dernière partie des assertions de Fréminville : mais le tableau de la grandeur passée de kéritv Penmarch est purement fantaisiste.

C'était en i835 que paraissaient les Antiquités du Finistère. L'année suivante. Souvestre, annotant Cambry, écrivait ' :

« Les habitants n'ont jamais parlé de la ville d Is à propofl d(

débris. Mais il est certain qu'il existait autrefois dans ce lien une ville où

l'on se livrait à la salaison des COngreS,de8 juliennes et même des moi n s

qui se péchaient sur la cote ; c'était l'objet d'un commerce important. On a cm (pie la découverte des bancs de Tene-V ave, en détruisant

Cette source de richesses, amena l'abandon et la raine des habitations

de Penmarch. Si ion s'en rapporte à la tradition du pays, Penmarch

fut autrefois aussi considérable que Nantes. Outre La découverte du banc de Tern -Neuve, qui lit abandonner celui de iVmiiareh pour la pèche de la morue, une tempête affreuse lit périr 5O0 bateaux pécheurs de cette ville montes chacun de ; hommes et causa ainsi la ruine de

son commerce, dépendant elle conserva i longtemps une

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