Nous avons consulté ce Mémoire manuscrit
3. C. Vallaix. Sur les oscillations des entes occidentales de Bretagne (Ann. de Géoi:. ig janvier 1903).
4. J. Trévédy, les pêcheries et sécheries de Léon et de Cornouailles (Bull.de la Soc. Archéol. du Finist., 1891).
o. Trévédy, p. 207-208 6. Trévédy, p. 208 -209.
l'KNM IRCH \l'\ \\ I il \ vu BIK< LES II
avait lieu de l'aire des réserves sur la prospérité passée de 1 *< ' 1 1-
march.
Mais M. Trévédy n'avait pas en mains les éléments nécessaires pour résoudre complètement la question. Il ne disposait
que (1rs textes imprimés et des indications contenue- dans [es
aveux de la baronnie du Pont (Pont-1'Abbé), conservés aux archives du Finistère, sur la secherie de Penmarch dont une partie dépendait des barons du Pont. 11 ne pouvait présenter un tableau complet des pêcheries et du mouvement commercial du
centre de IVmnarch. NOUS essayons aujourd'hui de combler cette
lacune.
II. — Le territoire de Penmarch; Sis Destinées Politiques; Instabilité de ses chefs-liei \
Il est naturel de penser qu'une grosse agglomération existanl
sur le territoire de Peiunareh eut li\e a elle, connue à un pôle
d'attraction, toute l'histoire politique du pays. Sa présence eut réglé d'une manière durable les divisions territoriales, religieuses et politiques, qui lui auraient été naturellement subordonnées. L'absence de fixité de ces divisions, dans la période historique,
est déjà une raison de croire qu'un tel centre d'attraction n'existait point.
Au point de vue religieux, avant 1790. le territoire de Penmarch était divisé en deux sections. La première formait une paroisse et comprenait la plus grande partie de la commune de Penmarch; elle avait son chef-lieu au bourg actuel. La seconde, Saint-Guénolé, était une trèç ou succursale de la paroisse voisine de Beuzcc Cap-Caval, aujourd'hui supprimée. Remarquons que Penmarch et Cap-Caval <>nt le même sens, et que ces deux mots étaient souvent employés l'un pour l'autre, au W II siècle, pour désignerd'une manière un peu indéterminée soit toute la presqu'île, soit la lisière maritime et surtout ses ports.
La paroisse de Penmarch elle-même avait c1i.mil;'' de nom au cours des temps. Au \\\' siècle, dans le cartulaire de Quimper, elle s'appelle Tuorte-n Âl>ad '. Ce nom e^t une forme corrompue