Communiqué par M. Li ('.<>/, recteur de Penmarch
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m de i.l... i qui <• troai e dam on ai en du
bre " » i i et qui e - hange en l n ouït 1 1 NabbaJ d lue Lou lei do( umentfl du \ \ ièclc I n i V.»" I U im 11,111111 mplemenl qualifié re< U ar de I réoultré. L adjom tion Nabbal disparaît au \ \ I siècle, 1 1 jusque wet [70 1 Le nom de Tréoultré est uniquement employa pour désigner la paroi tandis que calai de Penmarch désigne tantôt le port de Kérity, 1 an i<.i celui de Saint Guénolé, tantôt toute La côte. An \ \ III ii< <•]•• Les ports de Pc arefa «>m dépéri on <»m disparu : !<• nom de Penmarch reflue, en quelque sorte, rers L'intérieur : la paroisse s'appelle Tréoultré-Penmarch, el enfin, •• partir de i;s) Le nom de Tréoultré cesse d'exister sur La liste des recteurs oùne figure plu-. que Le nom moderne . Ces fluctuations <!<• ta toponymie sont une Image de La destinée changeante <!<• Penmarch.
Saint-Guénolé et Beuzec Cap-Gayal <>nt subi des variations d'un autre ordre. Beuzec était une paroisse, comme Tréoultré ; L'église, qui existe encore, est du \YI siècle, comme celle de Penmarch. Saint-Guénolé fat érigé en trèç de Beuzec par une bulle d'Innocent VIII, du n octobre [489 : b la même époque, on construisit la vaste église inachevée qui a tant frappé L'imagination des chercheurs de ville. Mais cette église, faute d'avoir été achei tomba en ruines au XVII* siècle : c'est pourquoi, Le a3 octobre 17122, lYvêque de Quimper en prononça l'interdiction, qui fut maintenue malgré les plaintes des habitants : « Ton- Les intersignes, s* écriaient-ils, comme le port de mer qui a été conservé, doivent convaincre que le bourg de Saint-Guénolé a été autre! plus considérable qu'aucune des petites villes de la province La paroisse de Beuzec Cap-Caval fut elle-même supprimé»' en 1790, et son territoire démembré passa aux paroisses voisines Beuzec fut annexé à Plomeur. Saint-Guénolé à Penmarch.
Si nous nous plaçons au point de vue de la propriété du sol et des droits qui entraînaient avec eux la souveraineté entière ou partielle, le fractionnement nous parait plus grand encore, et il s'y ajoute, comme nous le verrons pour les sécheries et les pêcheries, de la confusion et de l'incertitude dans les droits de chacun.
t. Arch. Finist. E. lo2 et A. 39.
'1. Communiqué par M. le recteur Le Coz.
3. D'après les registres paroissiaux. Bull, de la Soc. arch. du Finist. 1904, p. 18.
4. Piainte à l'évèque de Quimper du général de la trêve de Saint-Guénolé, 10 avril 1768. Arch. paroiss. de Penmarch.
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tl convient de distinguer, dans l'étude historique de Penmarch, (l'un côté la propriété «1»' la terre. <le l'autre [es droits de sécherie
et de pêcherie, qui représentaient les <leu\ sources de revenus des
habitants.
Les terres et les maisons de Penmarch dépendaient en grande partie, soit comme propriétés directes, soit comme tenures
féodales, «le la baronnie du Pont, comme le montrent les ,iveu\
conservés aux archives du Finistère. Nous avons étudié cent de ces
aveux, qui vont de I JÔ2 a lj()o et qui ^appliquent a presque tOUS
les villages du territoire actuel de Penmarch et de Saint-Gucnolé ;
ils montrent que le baron du Pont tenait une grosse partie du pays. Cependant il convient de remarquer que dans ses propres aveux, « ii Penmarch le baron du Pont ne réclame pas clairement
la supériorité sur la paroisse, qui [tarait avoir relevé du roi ' )>. Il y avait en effet à Peuinarch et à Heuzec-( iap-( las al un « fief
du roi », dont il est difficile de fixer l'importance territoriale,
mais qui venait sans doute, au moins pour une partie, de rachats opérés au temps des ducs de Bretagne et annexes au domaine ducal, puis royal de Ouiinper. Nous trouvons la trace de ces rachats
en i/j>(), i^bb et \\-'t:. et il est à remarquer que ces opérations portent non seulement sur des terres, mais sur des Bécheries de poisson, ce qui montre que la véritable importance du «fief du
i-oi », au Cap-C.av al. était dans les p-Vherirs et dans les sécheries, et non dans la possession du sol.
Les droits de pêcheries id de Bécheries étaient partagés comme la seigneurie de la terre.
Au moyen Age, la pèche était fort active sur toutes les côtesde
Basse-Bretagne, aussi bien en Léon qu'en Cornouaille, et les
Sécheries des congres, juliennes et merlus étaient de- Lndustl
florissantes et prospères, des poissons servaient de poissons de carême dans l'intérieur du pays : ils jouaient alors dans la consommation un rôle identique a celui que tient aujourd'hui la morue
d'Islande cl de Terre-Neuve. Sur certains /ones l'industrie des
Bécheries tendait à se concentrer, comme aujourd'hui rindustrie
sardinière : ce- zones étaient les environs du < '.oiupiet et «le Saint- Malhieu. Pont -Croix et A m lie rue. l)oèlan. et surtout le ( ap-l ..i v al .
Le- pêcheries et sécheries du Cap ('.aval étaient nue source d'abondants revenus pour les barons du Pont, qui revendiquent
l. J. Tnivftoi ; ouvr.cii., p. lit. note.
•1 Arrti. Kinisf. A. 30.
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\\ll siècle dans toute l'étendue du Cap-Caval sans que les dro rogj de I une el de I autre lu--» ni • I ■-! i m î t • - l-< " -• < 1 • « • » 1 • du
, lu dire da duc de Penthièvre, héritier da domaine royal
qui ;i\.nt hérité lui-même do domaine ducal de Bn tagne tasaj la ie ducale de Penthièvre el le « ftefda roi » se confondent. En
ri mina ni contre l'un, les barons da Ponl récriminent au contre L'autre.
Outre leurs vastes territoires, les domaines «!«• Penthièvre comprenaient les pêcheries el sécheries «1" Couesnon et de r Argue non, et les sécheries de Cornouaille ; ces dernières étaient à Doêlan, à Pont-Croix el aa Cap-Caval. En i465 a la suite de la ligue da bien public, le dm- François II avait confisqué les domaines «le La quatrième maison comtalede Penthièvre, (jui a de les posséder pendant plus d'un demi-siècle, malgré lf annexion delà Bretagne à la couronne en l'en. C'est seulement en 1 536 que le petit fils de la dernier* comtesse 'I*' Penthièvre, le dur «1 Btampes, obtint par le traite de Crémieu la reconstitution et la restitution «le la Penthièvre comme duché. Devenue duché-pairie en [569, la Penthièvre passa successivement à la maison de Luxembourg, à Mercosur, aux maisons de Vendôme e1 de Conti, au comte de Toulouse ^.u milieu de tous ces changements, les droits de sécherie en Cornouaille furent souvent oubliés et tombèrent même en désuétude; mais La maison de Penthièvre ne le? laissa pas entièrement périmer, puisqu'elle les réclamait encore à Penmarch en 1710.
Au point de vue politique comme au point de vue religieux, le territoire de Penmarch ou du Cap-Caval a donc suivi do destinées
■/. incertaines et variables. Ces destinées se reflètent dan- Les
dations des chefs-lieux de groupement.
Pays agricole et maritime, le Cap-Caval a eu 'des chefsdieux maritimes et des chefs-lieux continentaux. Le centre de pêche et de commerce de la contrée et son centre agricole ont été lun et l'autre sujets à variation-.
*. A' & u'Eknothon, baron du Pont. 1710. Arch. Côtes-du-Nord, E. 1481.
n de Bourgogne, Anciens évèchés de Bretagne, histoire et monuments, Saint-Bi ; 79, tome V. p. 35-45.
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L'importance ancienne «i»' 1;» paroisse « I « - Beuzec, ainsi que le nom »lc Cap-Gaval qni était à la fois celui <l«' cette paroisse et «lu pays entier, montrent bien que Benzec Cap-Gaval > été longtemps le véritable chef-lieu continental, et que Tréoultré, devenu plus tard Penmarch, n'a supplanté Benzec que |><mi a peu,
Une oscillation «lu même genre s'est produite entre les deux bourgades maritimes, Saint-Guénolé et Kérity ' . [1 semble qu'à une époque antérieure, — peut-être au \\ siècle où l'on construisait l'église, — Saint-Guénolé ait été la capitale maritime. « Le roi, écrivait le baron du Pont, le to novembre 1710. n'a le droit de percevoir ses droits [ceux «lu dm- «le Penthièvre que «la us la trêve de Saint-Guénolé qui est dans la paroisse «!«' Beuzec Cap-Gaval, laquelle trêve joint le lieu de Penmarch et s* appeloit autrefois l'ancien Penmarch, tandis que Penmarch «là présent est entièrement dans la paroisse «le Tréoultré8 ». Les plaintes des habitants «le Saint-Guénolé, «lu i(> avril i-<>s \ quoique entachées d'exagération, montrent aussi que cette bourgade avait été un petit chef-lieu maritime, et qu'elle était bien déchue au XVIII-
siècle.
Dès le XVIe siècle, comme nous le prouverons, le chef-lieu mari tiine et commercial du Cap (lavai s'était certainement transporté .1 Kérity. C'est à Kérity ou près «le cette localité «pie l'on trouve
aujourd'hui le plus «le traces d'un ancien petit port cl d'une
agglomération au moins semi-urbaine : jetées en pierre- de taille,
maison seigneuriale à Kérity, maison dite «le- « dîmes » à Ker
vellec, près de Kérity, rues rappelant par leurs noms des métiers urbains. Le seul port mentionné par Toussaint «le Saint-Luc, en i()()|. sur cette côte, est sans le moindre doute celui «le Kérit j .
quoiqu'il ne soit pas expressément nomme '.
1. \.r port dr Saint-Guénolé eai constitué p.ir un léger retrait <i«' la côt s dr l'anse «I»' la Torche, a la limite de la côte rocheuse «'t de la Paine. 1. Ile Coocq el lei roehen qui l'entourent !«• protègent contre les venta tin large ; un 1 complète cette protection. Le port n'est accessible qu'aux bateaux de pèche : il
che <ii' 1 m 60 aux plus basses mers d'équinoxe la port dé Kérity est situé sur la Palue (lu Sud; il m' se compose que d'un môl< <-t '!«■ quelques mu quai : il assèche «i'- .'5 m. aux plus basses mera liaii ii rade de Poul Bras, au large <!<■ Kérity, protégée par les Etocs, forme un mouillage lûr en eau profonde
i. 70 à t).iss«> mer dans les maréei moyenne! de morte eao); c'est le h dont paria Toussaint de Saint*Luc (▼. §(
| A ici). CUes-ilu-Nnrd. K. 148t.
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i. V. plus 1>
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fort m ys térie uses d< ou vemen t, d A j » *u t •
h .il. .m des baron a du Pont pour atti Leurs terres La
population rurale el maritime que ne retenait pas la main trop loin m duc <!<• Penthièvre, le seul fait de la mobilité des ctu
lieux rend trèa problématique I existence d'une im| ortante ogglom 1.1I1..11 urbaine, car nne agglomération de ce genre w pas déplai lisément.