III. — HypoTeèsi d'uh Mouvbmbni positii suf la C
L'instabilité des groupements et la décadence des anciens porta du Cap-Caval ont été attribués <mi 1901 par M. Le lieutenant de vaisseau Devoir, dana le mémoire dont nous avons déjà parlé, à un mouvement de lente submersion qui serait général sur Les cotea île Basse-Bretagne, mais qui ferait sentir particulièrement ses effets sur les horixons l>a^ du cap Gavai, où L'altitude moyenne n'est que de 3 à 5 mètres entre Penmarch, Kéritj e1 Saint-Guénolé. M. Devoir ne reconnaît pas L'effet de la -cuir érosion marine dans Les indéniables emprises de la mer sur la côte; il y voit un phénomène de plus grande envergure, qui sûrement aurait en sa forte part dans la ruine du vieux Penmarch. Nous devons donc étudier de près Les déplacements de ce rivage sans cesse menacé.
On ne relève de traie d'un recul ancien de la ligne des côtes que sur La Lisière S.W., entre la pointe de Penmarch et le môle de Kérity. Sur cette zone -avance jusqu'au chenal de la Jument, à i aoo mètres île la laisse «les plus hautes mers, le plateau de roches île A illers-Bras,que continuent au delà du chenal, presque jusqu'aux Etocs, Les récifs du Poul-Bras. Villers-Bras, Poul-Bras et les Etocs sont un plateau arasé où pointent encore 20 tètes de rocher audessus des plus grandes mânes. C'est une sorte de large jetée qui protège à basse-mer le port de Kérity. Or c'est en cette partie de la lisière maritime de Penmarch que des traces de substructions anciennes ont été relevées, et que M. du Chàtellier a trouvé un
PENMAHCH ATX Wi R XVII SIECLES M
rase gallo-romain qui figure aujourd'hui aux collection! de Kernui '. La zone alternativement découverte et recouverte par la du atteint à Villers-Bras une Largeur inaccoutumée sur les côtes granitiques de Bretagne. Cette zone a i.aoo mètres de la ttre 45o à Saint-Guénolé, 4ûo à l'anse de la Torche et 3oo k peine au Guilvinec. Villers-Bras porte donc la trace visible d'un arasement d'origine marine. Mais cet arasement, bien limité à un horizon particulier, est en effet d'érosion d'autant plus explicable que Le
plateau qui va de la [jointe de IVninarrli aux BtOCfl BSl exposé de
plein fouet à L'effort des vents et des couranU du S . \\ .
Ed dehors de la destruction pièce à pièce du môle de résistance de Villers-Bras, le littoral de Penmarch porte la marque d'oscillations qui se compensent et qui tendent nettement vers un profil d'équilibre définitif.
De L'anse de la Torche au port du Guilvinec le rivage présente deux types bien distincts. Le premier, qui forme la pointe de Saint-Guénolé, la pointe du phare d'Eckmûhl et La côte d'Eckmûhl
à Kérity, est un type de côte rocheuse composée de granulite en
masses, traversée ça et là de liions de quarts. Le second, qui va de Saint-Guénolé a EckmûhJ et de Kéritj a la pointe de Men-Meur, au Guilvinec, est 1& Palue, c'est-à-dire one côte «le dune- basses
de sable qui l'ont cordon à la limite d'un horizon de terres plu> basses encore.
Or les matériaux de transport arrachés aux masses granulil iques
érodées contribuent, avec- Les efforts des hommes, a régulariser et à fixer Les Lignes de côtes de la Palue. A l'état naturel, le-- dunes
de la Palue séparaient de la mer des zones d'inondation intermittente, sortes de vasicres marines que l'océan envahissait Lors «les grandes marées et des violentes tempêtes. Aujourd'hui, ces S asières intérieures ont disparu, soit d'elles-inèmes par la consolidation des dunes, soit par suite des travaux d'assèchement. La terre terme a
donc regagné Largement dans la Palue ce que L'effort de la mer lui taisait perdre dans la masse granulitique et même BUT la Ligne dedunes.
Si nous consultons la carte de Cassini (n° i;<») , nous e<>n^tatons qu'a son époque la Ligne de cotes était sensiblement identique à la ligne moderne, à Villers-Bras comme ailleurs. Pu revanche, la carte de Cassini indique à L'intérieur des surfaces ÎSO-