‹ Penmarch aux XVIe et XVIIe sièclesChapitre 9 sur 23 · IV. — Pêcheries du Gap-Gaval aux XVIe et XVIIe Siècles · texte numérisé non relu

IV. — Pêcheries du Gap-Gaval aux XVIe et XVIIe Siècles

si dans l'histoire des pêcheries et du commerce de Cap- Caval <jue nous trouverons la solution vainement demandée à la géographie physique.

Comme nous Lavons dit (§ 2) les pêcheries et les sécheries de congres, de julienne- et surtout de merlus étaient fort actives au moyen ur les eûtes de Bretagne. Celles de Saint-Mathieu,

dans le Léon, étaient affermées par le duc, dès le 4 mai I279- à sept marchands de Bayonne '.Les pêcheries du Cap-Caval sont au

1. a de la Bordehie, Recueil d'actes tnedits des ducs et princes de Bretagne, 1898, p. 264-2

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moins aussi anciennes : mais nous 06 trouvons de traces contint

de leur existence qu'à partir du moment <>ù eommeneenl lei i tei • le La quatrième maison de Penthièvre e1 les aveux <l<- la baronnie

du l'ont.

Les « pêcheries et sécheries de Cornouaille • faisaient partie,

comme nous le SUVOnS, il il domaine de Peiilluèvrr. dont elle-

suivirent la destinée. Confisquées par Le duc en i465, elles

tombèrent en \]<)i dan- Le domaine royal, et le traité de Grémien

les rendit, en [636, a la maison de Penthiè\ re. Elles occupaient

Les trois régions de Doêlan, de Pont-Croix et dn Cap-Caval, Au Cap-Cayal, elles s'étendaient sur les paroisses de Tréonltré, de Plomeur, de Treffiagat, de Loctudj « an fiel du rov », de Ben» Cap-CaTal, et sur la trêve de Saint-Guénolé.

Les barons du Pont, de leur côté, revendiquaient les droits de pêcheries <-i de sécheries mu- Les « provinces maritimes de leur fief. qui sont Loctudy, Plonivel, Treffiagat, Tréonltré et Combrit ' ». On sait qu'à Tréoultré-Penmarch, en particulier, leur- droits

venaient se superposer à ceux du domaine de Penthièvre. Les

droits des deux maisons s'ajoutaient-ils ou se neutralisaient-ils ? Les uns étaient-ils perçus aux dépens des antres? Pour le XVI

siècle, nous n'en -avons rien : c'est aux siècles suivants que UOUfl voyons les prétentions rivales tantôt se neutraliser, tantôt se combattre.

Ce qui est certain, c'est que l'antique prospérité des pêchci qu'elles lussent de Penthièvre ou de la baronnie du Pont, prit lin

avec le XVI" siècle. Deux causes amenèrent leur décadence : h'» première fut la découverte et L'exploitation des bancs de Terre- Neuve : la seconde, que nous regardons comme la principale, fut L'état de guerre maritime avec L'Espagne, presque permanent

pendant tout le \ \ I siècle.

Dès Le commencement du siècle, les habitants do Bréhat faisaient

la pêche de la morue en Islande et a Terre-Neuve, comme Le

montre une transaction du i4 décembre [5i4 passée entre eux et

les moines de Beauport -. Peur exemple dut être suivi par de nombreux marins d'Armorique. On nous raconte que pendant son gouvernement de Bretagne, de i.v,-.> ■'» i565, Le duc d'Btam] pour répondre aux incursions anglaises sur le Littoral, s'empara des bateaux destines à la pèche de Terre-Neuve, Lei arma en

1, Mémoire au barondu Pont. I7t0 kreb Côt« I E.

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