Voyez ici ces loix
3. Voyez dans le père Du Halde un ouvrage du lettré Tang- King-Tchuel, fait sous la dynastie des Mings.
Mais, quand le Prince est gouverné par ses femmes, le mal est moins grand. Leurs intérêts ne sont point les mêmes; elles ne peuvent s'unir; elles se détruisent. Les eunuques les décréditent. Leurs des- 5 seins sont moins suivis, moins profonds, moins réfléchis, plus téméraires. Enfin, il est rare que, dans un monarque, la foiblesse du cœur fasse autant de maux que la foiblesse d'esprit1.
Dans un ouvrage du lettré Tang-King-Tchuel, fait 10 sous la dynastie des Mings, que nous a donné le père Du Halde, on trouve ces belles réflexions :
« Quand un prince se livre aux eunuques, il regarde comme étrangers les gens vertueux, habiles et zélés, qu'il a à sa cour. Ils se retirent. Le Prince ouvre-t-il i5 les yeux et cherche-t-il les secours des officiers du dehors? Ils ne savent comment faire : car le Prince est comme en otage. Si l'entreprise des officiers du dehors ne réussit pas, un ambitieux trouve le moyen d'envelopper le Souverain dans la cause des eunu- 20 ques, et il séduit le cœur des peuples en exterminant ces canailles. »
Se livrer aux femmes est un moindre mal : car, si le Prince se reconnoît, le mal se peut guérir. Mais, si, par une confiance outrée, il s'est livré à ses eunu- 25 ques, il ne peut revenir sans se perdre.
Depuis l'empereur Hoen-Ling jusqu'à Hien-Ti, l'Empire se gouvernoit ou plutôt se bouleversoit au gré des eunuques.
1. Il ne faudra pas faire ce chapitre si général; mais l'attribuer seulement à la Chine.
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309* (1789. III, f° y3 v°). — Le premier Romain qui répudia sa femme, ce fut à cause qu'elle ne portoit point d'enfants; le second, parce qu'elle avoit voilé sa tête, ou qu'elle n'avoit pas voilé sa tête (je ne sais pas bien lequel des deux); le troisième, parce 5 qu'elle assistoit aux jeux funèbres.
Vous voyez, dans ces trois causes, combien les mœurs étoient d'ailleurs pures1.
310* (1788. III, f°73 v°). — Climat. — Voyez dans les fragments de Nicolas de Damas, recueillis par 10 Constantin Porphyrogenète, combien la coutume d'envoyer étrangler les gouverneurs des provinces, sur le moindre soupçon, est ancienne en Orient. Le gouvernement demande cette sévérité, et le climat détruit le gouvernement. i5
311*(i8i6. III, f°86). — De la Grandeur de la Capitale. — Une ville trop grande est extrêmement pernicieuse dans une république : les mœurs s'y corrompent toujours. Lorsque vous faites entrer un million d'hommes dans un même lieu, on n'y 20 peut plus exercer que cette police qui donne du pain à un citoyen, et qui l'empêche d'être égorgé. Mettez les hommes où est le travail, et non pas où est la volupté.
Dans les états despotiques, la capitale s'agrandit 2b nécessairement. Le despotisme, qui presse et pèse plus dans les provinces, détermine tout vers la