I. * Cela a bien changé
de M. d'Orléans, Timpétuosité de la plupart des autres, auroient rendu le mal sans remède.
1646* (1484. II, fo 220 v^). — J'ai trouvé dans un fragment de VHistoire de Salluste un passage qui 3 convient merveilleusement au caractère du feu cardinal de Fleury : c Modesius ad omnia alia, nisi ad dominationem. »
1647* (i 509. II, f 228 v<>). — Le cardinal de Fleury. — L'histoire s'attendrira toujours sur celui qui fut 10 les délices du peuple romain.
4648 (1976. III, f» 279). — Mad* de disoit du
cardinal de Fleury, qu'il connoissoit les hommes assez pour les tromper, mais pas assez pour les choisir.
4649 (1595. II, f> 466). — Je disois que, du temps i3 du Cardinal, on avoit toutes les incommodités de
l'ordre, et qu'on n'en avoit aucun des avantages. »
4650 (i5 II. II, f* 229). — Le maréchal de Belle-Isle et Chaupelin. — Parce qu'ils avoient de l'ambition, ils se sont élevés. Parce qu'ils avoient de la folie,
30 ils sont tombés.
4654*(i463. II, f> 2 1 5). — Il est singulier que, parmi
nous, on fasse continuellement tout ce qu'on peut
pour tenir le peuple dans l'ignorance et lui ôter, sur
les affaires de l'État et celles de l'Europe, toutes
25 sortes de lumières, et que, dans le même temps, on
suive si fort les préjugés, les impressions et la futilité des discours de ce même peuple, surtout de celui de la Cour. Ce sont de pareils discours qui ont fait entreprendre les deux guerres de lySS et 1741.
4652* (i52o. II, f^ 23o v<>). — Projet de 1741. — Je 5 pourrois faire voir de même que les choses qui ont perdu notre royaume sont venues de gens qui avoient trop d'esprit pour en avoir assez, qui voyoient loin, et qui ne voyoient pas de loin, et qui ne sentoient pas que les grandes choses ne diffèrent des petites >o que par l'objet et se ressemblent dans la manière de faire.
4653 (i 582. II, f» 455). — Nous avons vu, dans cette guerre de 1741, que les François, mauvais guerriers les trois premières années, deviennent admirables la '^ quatrième. Ils apprennent ce métier et l'oublient. C'est Paris et les petites villes qui le fait (sic) oublier; mais, quand ils ont vu les camps, ils apprennent.
Les Italiens, mauvais guerriers, parce qu'ils habitent tous les villes. ao
4654(1447. II, f® 212). — Je disois du projet de M. de Belle-Isle: c C'est un projet de plomb: on le relève sans cesse, et il retombe toujours. »
Je disois qu'il étoit comme les singes, qui montent toujours jusques au haut de l'arbre, jusques à ce 25 qu'arrivés au bout ils montrent le c... »
4655(1452. II, f° 2i3). — J'entends tous les jours
dire : c II faut faire la guerre pour abaisser la Maison d'Autriche. » C'est pour cela que Belle-Isle a persuadé d'envoyer 100 millions et 80,000 hommes en Allemagne. Cela est une bêtise. Vous n'avez qu'à vous b agrandir vous-mêmes par un bon gouvernement, et vous abaissez la Maison d'Autriche. C'est le seul moyen d'abaisser ses voisins qui soit raisonnable. Tout n'est-il pas relatif?
d656* (2020. m, f« 3i5). — Du 2 Février 1742. —
10 Nos affaires de Bavière sont désespérées. Nous sommes à présent, pour celles de Bohême, entre les mains du plus grand fou qui fut jamais. Il est parti du bal : car il part toujours du bal; il a été en Saxe, il a été à Dresde, pour que l'Électeur lui donnât le comman-
i5 dément. De là, il s'est mis dans son chariot de poste et arrivé (sic) dans une auberge à Prague ; et cela, pour demander à l'intendant Séchelles qu'il lui fournît du pain pour ses troupes. De façon que nous en sommes pour 100,000 écus par mois, pour donner du
30 pain de munition à ce roi. Quand la France et l'Angleterre auroient tous les trésors de l'Univers, ces gueux d'Allemands les leur tireroient ! Et, moi, je ne puis assez admirer la démence qui nous fait envoyer 100 millions et 80,000 hommes hors de chez nous,
25 dont la moitié n'a presque plus de vie, pour exécuter le projet qui tourmentoit la tête d'un homme que le Diable berce depuis qu'il est au Monde.
Adieu, Monsieur, je vous parle comme un bon François, mais comme un François qui n'est point
3o ivre.