Il suffit donc d'écouter humble
ment le discours de la Sagesse. (Cf.
5. Cf. 5, sq, et VIII, I, où 1 analyse psychologique est employée à la démonstration du dogme de la chute.
6. Cf. 20, où Pascal oppose à toutes les difficultés contre la religion les mêmes principes de solution :
l'impuissance de notre raison et 1a toute-puissante de l'amour divm.
29. Athées. Quelle raison ont-ils de dire qu'on ne peut ressusciter ? Que c'est plus difficile de naître ou de ressusciter ? Que ce qui n'a jamais été soit, ou que ce qui a été soit encore ? Est-il plus facile de venir en être que d'y revenir? La coutume nous rend l'un facile, le manque de coutume rend l'autre impossible; populaire faconde juger. (XXIV, 20 bis.)
30. Combien les lunettes nous ont-elles découvert d'êtres qui n'étaient point pour nos philosophes d'auparavant ? On entreprenait franchement l'Écriture sainte sur le grand nombre des étoiles, en disant : Il n'y en a que mille vingtdeux, nous le savons '. (XXIV, 36.)
31. S'il y a un Dieu, il ne faut aimer que lui, et non les créatures passagères. Le raisonnement des impies, dans la Sagesse, n'est fondé que sur ce qu'il n'y a point de Dieu. Cela posé, dit-il, jouissons donc des créatures^. C'est le pisaller. Mais, s'il y avait un Dieu à aimer, il n'aurait pas conclu cela, mais bien le contraire. Et c'est la conclusion des sages : Il y a un Dieu, ne jouissons donc pas des créatures. Donc tout ce qui nous incite à nous attacher aux créatures est mauvais, puisque cela nous empêche, ou de servir Dieu, si nous le connaissons, ou de le chercher, si nous l'ignorons. Or nous sommes pleins de concupiscence ; donc nous sommes pleins de mal ; nous nous devons nous haïr nousmêmes, et tout ce qui nous excite à autre attache que Dieu seul 3. (XXIV, 54.)