‹ Pensées (volume 2)Chapitre 133 sur 306 · Barré dans le ms. Cf. 20, 2° paragraphe · texte numérisé non relu

Barré dans le ms. Cf. 20, 2° paragraphe

5. Cf. 20. Kant n'a pas opposé avec plus de rigueur ses célèbres antinomies dans la Critique de la Raison pure ; telle par exemple la première : •■ Thcsj. Le monde est limité dans le temps et dans l'espace. Antithèse. Le

monde ne peut avoir de limites dans le temps ni dans l'espace. »

4. On ne peut être aimable qu'à la condition de s'oublier pour les autres et on ne peut être heureux, selon la seule honnêteté naturelle, qu'en oubliant les autres pour soi. Nouvelle antinomie qui prouve notre corruption, et ne peut être résolue que par une religion capable de nous faire trouver le bonheur dans le sacrifice.

PENSEES DE PASC\L

43. Tradition ample du péché originel, selon les Juifs '. Sur le mot de la Genèse viii : La composition du cœur de l'homme est mauvaise dès son enfance. — R. Moïse Haddarsclian : Ce mauvais levain est mis dans l'homme dés l'heure où il est formé.

Massechet Succa : ce mauvais levain a sept noms dans l'Ecriture. Il est appelé mal, prépuce, immonde, ennemi, «caudale, cœur de pierre, aquilon : tout cela signifie la malignité qui est cachée et empreinte dans le cœur de l'homme. • — Misdrach Tillim dit la même chose, et que Dieu délivrera la bonne nature de l'homme de la mauvaise... (XXV, 144.)

ARTICLE XIII Vacte de foi.

La dernière démarche de la raison (r). Soumission (2). "Piété et superstition {s, 2j). Désaveu de la raison (6). La foi au-dessus et non pas contre (S, 77). Le cœur incliné par Dieu (16). La foi des simples (^11, 12). La foi et les tnenaus (r^). La foi. Dieu sensible au cœur (14). Je me raidis contre (r/). La foi et Vautorité (16). Preuves non absolument convaincantes, pour laisser agir la grâce (iS}. La foi et les miracles (p, 20). La foi et la coutume (21). S'offrir par les humiliations aux inspirations (22). Foi d' inmgination {24). Mettre la foi dans le cœur {2j). Se faire une idole, non de la vérité, mais de la charité (26). La foi, un don de Dieu, non du raisonnement (jd). Le consentement de nous à nous-mêmes {32).

1. La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu'il y a une infinité do choses qui la surpassent. Elle n'est que faible % si elle ne va jusqu à connaître cela. Que si les choses naturelles la surpassent, que dira-t-on des surnaturelles ?

I. Cette preuve du péché originel est empruntée au Pu^io Fidti de R.

Martin : malheureusemeni l'apologiste du xni» siècle n'avait qu'une connaissance très imparfaite de l'hébreu talmudique et sa traduction n'a

aucune autorité. Nous nous bornons à citer les premières lignes du long fragment que lui avait emprunte Pascal.

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