V. Gr., s
lités en lui pour les guérir; sa miséricorde et sa justice. Le propre de la justice est d'abattre l'orgueil, quelques saintes que soient les oeuvres, et non intres in jiidichtm ', etc.; et le propre de la miséricorde est- de combattre la paresse en invitant aux bonnes oeuvres, selon ce passage : « La miséricorde de Dieu invite à pénitence ; » et cet autre des Ninivites : « Faisons pénitence, pour voir si, par aventure, il aura pitié de nous^. » Et ainsi tant s'en faut que la miséricorde autorise le relâchement, que c'est au contraire la qualité qui le combat formellement; de sorte qu'au lieu de dire : S'il n'y avait point en Dieu de miséricorde, il faudrait faire toutes sortes d'efforts pour la vertu, il faut dire, au contraire, que c'est parce qu'il V a en Dieu de la miséricorde, qu'il faut faire toutes sortes d'efforts. (XXIV, 32.)
14. « Tout ce qui est au monde est concupiscence de la chair, ou concupiscence des veux, ou orgueil de la vie « : Libido sentieudi; libido scicndi ; libido dominandi 5. Malheureuse la terre de malédiction que ces trois fleuves de feu embrasent plutôt qu'ils n'arrosent. Heureux ceux qui, étant sur ces fleuves, non pas plongés, non pas entraînés, mais immobiles, tout affermis sur ces fleuves ; non pas debout, mais assis dans une assiette basse et sûre, d'où ils ne se relèvent pas avant la lumière, mais, après s'y être reposés en paix, tendent + la main à celui qui doit les élever, pour les faire tenir debout et fermes dans les porches de la sainte Hiérusalem où l'orgueil ne pourra plus les combattre et les abattre ; et qui cependant pleurent, non pas de voir écouler toutes les choses périssables que les torrents entraînent, mais dans le souvenir de leur chère patrie, de la Hiérusalem céleste dont ils se souviennent sans cesse dans la longueur de leur exil s. (XXIV, 33.)
15. Les fleuves de Babylone coulent, et tombent, et entraînent*.
1. « N'entre pas en jugement avec ton ser%'iteur, car nul homme vivant ne sera justifié devant toi. » {Ps..