On = les adversaires de Pascal
7. En particulier saint Augustin qui repiésente pour P. R. toute l.i tradition.
alors les hommes ne parlant plus de la vérité, la vérité doit pa'ler elle-même aux hommes. C'est ce qui arriva au temps d'Arius'.
38. Joan.,v\, 26 ; Non quia vidistis signum, sed quia saliirati estis'. Ceux qui suivent Jésus-Christ à cause de ses miracles, honorent
sa puissance dans tous les miracles qu'elle produit; mais ceux qui, en faisant profession de le suivre pour ses miracles, ne le suivent en effet que parce qu'il les console et les rassasie des biens du monde, ils déshonorent ses miracles, quand ils sont contraires à leurs commodités.
39. Juges injustes, ne faites pas des lois sur l'heure; jugez par celles qui sont établies, et par vous-mêmes. VcC quiconJitis leges iniqiiasi.
40. La manière dont l'Eglise a subsisté est, que la vérité a été sans contestation; ou, si elle a été contestée, il y a eu le pape, et sinon, il y a eu l'Église*.
41. Miracle. C'est un effet qui excède la force naturelle des moyens qu'on y emploie; et non-miracle, est un effet qui n'excède pas la force naturelle des moyens qu'on y emploie. Ainsi ceux qui guérissent par l'invocation du diable ne font pas un miracle; car cela n'excède pas la force naturelle du diable. Mais.
42. Les miracles prouvent le pouvoir que Dieu a sur les cœurs par celui qu'il exerce sur les corps.
43. Il importe aux rois et princes d'être en estime de piété et, pour cela, il faut qu'ils se confessent à vous.
44. Les jansénistes ressemblent aux hérétiques par la réformation des mœurs; mais vous leur ressemblez en mais.
1. Les miracles accomplis à Milan, au temps de saint Ambroise, par les reliques de saint Gervais et de saint Protais, contribuèrent au triomphe de la foi catholique sur l'hérésie arienne.
2. « Vous me cherchez, non parce que vous avez vu un miracle, mais parce que vous avez été rassasiés. »
3. « Malheur à ceux qui établissent des lois iniques. » {Is., X, i.)
4. Même conception théologique que dans Bossuet : « La puissance
qu'il faut reconnaître dans le Saint- Siège est si haute et si éminente, si chère et si vénérable à tous les fidèles qu'il n'y a rien au-dessus, que toute l'Eglise catholique ensemble. »([/«//« d£ /"£e.. II.)
5. On reprochait à P. R. son rigorisme calviniste : Pascal reproche aux adversaires de P. R. d'être, comme les protestants, incrédules aux miracles : « "Vous leur ressemblez en mal. »
L'Église a toujours été combattue par des erreurs contraires ', mais peut-être jamais en même temps, comme à présent. Et si elle en souffre plus, à cause de la multiplicité d'erreurs, elle en reçoit cet avantage qu'elles se détruisent.
Elle se plaint des deux, mais bien plus des calvinistes, à cause du schisme.
Il est certain que plusieurs des deux contraires sont trompés % il faut les désabuser.
La foi embrasse plusieurs vérités qui semblent se contredire. Temps de rire et de pleurer 5, etc. Responde, ne respotideas*, etc.
La source en est l'union des deux natures en Jésus-Christ.
Et aussi les deux mondes 5. La création d'un nouveau ciel et nouvelle terre ; nouvelle vie, nouvelle mort*; toutes choses doublées, et les mêmes noms demeurant.
Et enfin les deux hommes qui sont dans les justes', car ils sont les deux mondts, et un membre et image de Jésus-Christ. Et ain^i tous les noms leur conviennent, de juste, pécheur; mort, vivant: vivant, mort; élu, réprouvé*, etc.
Il y a donc un grand nombre de vérités, et de foi et de morale, qui semblent répugnantes, et qui subsistent toutes dans un ordre' admirable.
La source de toutes les hérésies est l'exclusion de quelques-unts de ces vérités'"; et la source de toutes les objections que nous fcnt les hérétiques est l'ignorance de quelques-unes de nos vérités".
Et d'ordinaire il arrive que, ne pouvant concevoir le rapport de deux vérités opposées, et croyant que l'aveu* de l'une enferme l'exclusion de l'autre, ils s'attachent à l'une, ils excluent l'autre et
1. Ainsi les calvinistes soutiennent la prédestination et les pélagiens la nient; les augustiniens extrêmes exagèrent le pouvoir de la grâce et les molinistes extrêmes le pouvoir de la liberté.
2. Il peut y avoir des calvinistes et des pélagiens de bonne foi, remarque d'abord Pascal.
3. Il Toutes choses ont leur temps et tout passe sous le ciel à son heure : temps de naître et temps de mourir..., temps de pleurer et temps de rire... » (^Ecc. III, i.)
4. « Ne réponds pas au fou selon sa folie, de peur de lui ressembler toi-même. Réponds au fou selon sa folie de peur qu'il ne se croie un sage. » {Prov., XXIV, 5.)