Comme d'être fi's aîné, d'avoir une haute na;s3an:e, etc
5 . Tout en supposant avec quelque irrévérence que le sceptre royal peut tomber aux mains d'un sot, Pascal se
4. Pourquoi suit-on la pluralité ? est-ce à cause qu'ils ont plus de raison ? non, mais plus de force '. Pourquoi suit-on les anciennes lois et anciennes opinions ? est-ce qu'elles sont les plus saines? non, mais elles sont uniques, et nous ôtent la [racine ?] - de la diversité.
5. L'empire fondé sur l'opinion et l'imagination règne .quelque temps, e^ cet empire est doux et volontaire; celui de la force règne toujours. Ainsi l'opinion est comme la reine du monde, mais la force en est le tyran 5.
6. Que l'on a bien fait de distinguer les hommes par l'extérieur, plutôt que par les qualités intérieures ! Qui passera de nous deux? qui cédera la place à l'autre? Le moins habile? mais je suis aussi habile que lui ; il faudra se battre sur cela. II s. quatre laquais, et je n'en ai qu'un : cela est visible; il n'y a qu'à compter ! c'est à moi à céder, et je suis un sot si je le conteste 4. Nous voilà en paix par ce moyen; ce qui est le plus grand des biens.
7. La coutume de voir les rois accompagnés de gardes, de tambours, d'officiers, et de toutes les choses qui ploient la machine* > vers le respect et la terreur, fait que leur visage, quand il est quelquefois seul et sans ces accompagnements, imprime dans leurs sujets le respect et la terreur, parce qu'on
montre le détenseur déclaré du principe monarchique : c'est le même mélange de hardiesse e* de soumission qui rendra si piquants les Discours sur la condition des Grands.
1. Montesquieu disait plaisamment que c'est la minorité qui devrait faire loi, attendu qu'en toute assemblée les buts forment toujours le plus grand nombre et que les têtes des plus grands hommes s'% étrécissent.
(Leit. Pers., iio.) Gœthe ne jugeait pas avc'" plus de faveur la plnraliie.
« Quelques étourdis prennent la tête, des malins se mettent à leur suite, les pleutres emboîtent le pas et la masse roule par derrière, sans même sa^'oir de quoi il s'agit. » (Prov. cr. prose.)