‹ Pensées (volume 3)Chapitre 2 sur 54 · X AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

X AVERTISSEMENT

chécs? comment parvenir à se guider dans ses recherches. D n'a cependant été fSfiit jusqu'à présent qu^une table très courte ^ et étrangement négligée; encore ne la trouve-t-on que dans quelques éditions assez anciennes. J'aî réparé cette omission ; et tout en évitant une fatigante prolixité^ je me suis appliqué à donner à cette table si nécessaire « asse;^ d'étendue

souvent même quoic[u1l eu cxbte de Uès bonues , Agites par les auteurs , ou sons leurs yeux, et qui ne coûteroienf que la peine de les réimprimer.

Ce (jui a élé exécuté, avec trop de détails peut-être, pour la pr«8<pie totalité des andens auteurs grecs et ki» ÛQS, pourquoi ne le fsroi^on pas^ en y appprtant un jiisie discernement , pour les chef^-d 'œuvre littéraires qui honoreront à jamais la France? Des tables, non -seule* meut des matières, mais surtout aussi des locutions ( ûidices lociUionum^ u^iiéos par Corneille , Radiie, Bossuet , FénëloD , etc. , ne seroient pas moins utiles ponr Tétude de la littérature françoise q[ùe le sont pour la littérature latine celles qui ont été faites avec tant d*exacti* tude pour Virgile, Ovide , etc. etc. , par des savants laborieux des seizième et dix-septième siècles, et qu^on ne ' peut consulter sans une vive reconnoissance pour ces ' homiiies estimables ipû ont si modestement cooMcré i

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pour qu'en la parcourant on puisse y prendre une idée su£Srante du contenu de tout le rocaeil.

. Ce classement par ordre alphabétique fera ressortir quelques contradictions ; il rapprochera certaines propositions qui semblent peu d'accord entre elles : mais on ne doit jamais perdre de vue i en lisant cet ouvrage , qu'il n'a

leurs veilles à Tutilité de tous. PoukjuoI de semblables pqets ne sexéalisem-ils.plus? Parce que nous sonnnes munteuaut trop peu studieuxi et beaucoup trop dissipé ; ei surtout aussi parce que , plus avides de la gloire littécnre qu'habiles à la mériter, nous ne savons pas plutôt assembler bien ou mai quel^uc^ périodes , que nous nous croyons des booimes de lettres, des tfuteurs : nous tou* lons finre des livres , souvent même sans avoir le talent d'y présenter la moindre idée nouvelle. Aussi combien de prodoetions modernes aont £iites auxd^ns d'anciens ouvrages , justement par. le même mécanisme qui produit les ubies des matières ^ avec cette dificrence, qu'au moins œllet-d seroient utiles , tandis que de ces réminiscences et de ces larcins étendus et comme ensevelis dans une prose mcdiocre, ou dans des vers plus mauvais encore , 9 ne petu résulter que des ouvrages sans utilité comme sans intérêt I et dignes d'un prompt oubli.

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pas été mûri et achevé par son auteot $ que Pascal n'a point, comme La Kouchefoucauld , La Bruyère y réuni ses pensées en jun corps de doctrine; qu'il les défosoit sur le papier, uniquçment pour les retrouver au besoin, sofivent même sans prendre le temps nécessaire pour les écrire en entier, et cfuMl est très probable I que plusieurs de ces Pensées ou notes ne sont que des objections qu'il se fiiiscHt à soimême , avec Hutentioa de les examiner ^ et peut-être même pour les réfuter plus k loisir, n est, au reste, imposable ée v^fier jusqu'à quel point ce que nous appelons les Pensées .de Pascal est l'expression véritable de ses opinions; et malgré la foiblesse ou le défaut de justesse d'un petit nombre d'articles^ on ne peut se refuser à admirer la profondeur ou la sublimité de presque tout cet étonnant recueil. Quelle tête extraordinaire a dû être celle dont les brouillons informes ont produit un tel ouvrage!

< G*est ce qui est indoUtabk. Toyev tcnie n , page 21 «t suivantes, et beaucou|^ d'autre passages dans le. cow^ du RemeiL

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Les notes de Condorcct et de Voltaire dévoient nécessairement trouver place dans celte édition; que j'ai eu a cœur de rendre la plus complète Je toutes : s'il se trouve quelques personnes ^ qui il déplaise de .les couscrvcr dans leur exemplaire , il lenr sera très fiicilo de les en retrancher. Il s'en trouvera aussi quelquesunes que je n'ai pu me dispenser dy ajouter ^ mais elles sont distinguées par la lettre R.

Autorisé par M. Bossut à faire usage de son excellent Discours sur la^vie et les ouvrages de Pascal ^ je le réimprime y non pas tel qu'il fut d'abord publié en 1 779 ^ à la tête de la collection des Œuvres ; mais avec les corrections et additions que l'auteur y a faites depuis. Cet intéressant écrit ne sera pas un des moindres ornements de mon édition.

Après ce Discours est une espèce de Préface

ou plan du grand ouvrage que projetoit Pascal^

et dout on sait que les pensées ne furent que

les premiers matériaux. Cette pièce écrite sans '

prétentions ; je dirai même avec une espèce de

bonhomie ^ m'a paru mériter d'être conservée ^

et de trouver place dans mes deux volumes ^

XIV AVERTISSEMENT, qui contienuenl^ à ce que j' espère y tout ce qU^il aura été possible de rassembler de bon et d'utile sur le recueil de« Pensées*

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