PASSÉES DE PASCAL
qu'il seroit inutile de proposer ce qu*on yeul prouTcr, et d en entreprendre la démon»Mtiani 81 on n avoit auparavant défini clairement tous les termes qui ne sont pas intetligtbles ; qu*il fanft liû Éaème que la démonstration soit précédée de la demande des principes évidents qui y sont néeetàaires; car, si Ion n*assure le fondement, on ne peut assurer 1 ediiice ; et qu'il faut enfin , en démontrant , substituer mental^ent les définitions k la place des définis ^ puisque autrement on^ pourrait abuser des divers sens qui se rencontrent dans les termes. 11 est facile de voir qu*en observant cette méthode , on est sAr de eonvaincre , puisque les termes étant tous entendus et parfaitement exempts d'équivoques par les définitions , et les jprincipes étant accordés , si , dans la démonstra^ tion , on substitue toujours mentalement les déCiiitions k la place des définis , la force inyincible des conséquences ne peut manquer d'avoir tout son effet.
Aussi jamais une démonstration dans laquelle ces circonstances sont gardées n'a pu recevoii^ le moindre doute; et jamais celles où elles manquent ne peuvent avoir de force.
II. importe donc bien de les comprendre et (fs les posséder; et c'est pourquoi, pour rendre la chose plus facile et plus présente , je les donnerai toutes en peu de régies , qui enferment tout ce qui est nécessaire pour la perfection des définitions I des axiomes et de» démonstratioiif ^eif^
MSMltmE FAftTtEy AET» IIU «l^S
Miiséqueiit' de la méthode entière des preuyei
géométriques de Tart de persuader*
Règles pour le§ définitions^
L N*entrcprendre de définir aneune des chose» tellement connues d elles-mêmes , quon n*ait point de termes plus clairs pour les expliquer.
U. N'omettre aucun des termes un peu obscurs ou équivoques sans définition.
IlL !N emplo}rer dans la définition des termes que des mots parfaitement connus , ou déjà expli-» qués.
RèfUs pour les axkm^*
I. N'omettre aucun des principes néeessairea sans, avoir demaudé si on Tacoorde , quelque clair et évident qu'il puisse être.