‹ Pensées (volume 3)Chapitre 35 sur 54 · P£NS££S D£ PASCAL · texte numérisé non relu

P£NS££S D£ PASCAL

Uouaeur , et même la fortune et Tlioniiear * de hmn amis , siàmt im «boa , et unie seule de ces choses qui i)iai)qi\e l^s leud malht^ureux* Ain^i 9u huK iowfi cWr^o» et diQ» affluires qui lea font tVAcasser la..poiute du jour. Voilà , direz* TOM f uae étrange «lasîère de ies vmdre henmuu Que pouivioit-on f^ire de micpx pour les rendre Bialheureux? Demaiwie^-^ vous ee qu'on ponncoit faire? 11 ne ^Eiudroit que leur otcr wus ces sqûis : •ar idoffs ils e4 yerroient et ib penseroientt à euxméme^; etc est ee qui leur est insupportable. Au&si, , après e*étfè ebargés de .tant d^afiûres, e'ils ont quelque temps de relàebe, ils t^ebent en^&ore de le perdre k quelque dirertissement qui les occupe tout entiers et Im 4iérabe e ew*niemes,

€ est pourquoi » qnand je me suis mis à consi-> dém les <liverseSfHgi laiions des h^mmei» t lea périls et les peines où ils s exposent , k la cour^ à la ffnerve^ rdana la «ipaunsuita de lenra {irétentians ambitieuses, doù naisseut tant de querelles, de jpatiions et dentiepriies patillettsos «et iSoneates , j'ai souvent dit que tout je malheur des hommes vient de ne savoir pas se tenir en repos dans nue chambre. Un bomme çpù a assez de biens pour vivte , s il Mfvoit danetiver ci&efe» soi , ewtiroit pas pour aller sur la mer, w si^ged'nne place; et si on ne ebev^ioit simplement qu^à vivre , on

auroit peu de beaoin de oes owufMiîtii^ds.ai dangerenses^

Mais quand j j ai vegardé de pins 'pves.\ ju

trouvé que cet éloignemeut que les^bomm^â ont

PBEMlkRE PAATIE, ABY. TIT.

àa repos , et de demeurer arec eax--siéme8 , Tient

(l une cause bien effective; c est-à-dire , du mal* henr naturel de notre eoaditirn* §bihh et mortelle, tt si misérable que rien ne peut noua consoler , lorsque rien ne nonftempêolie d j [Hinser, et que nous ne yo^on» c^ue nous.

Je ne parle qtie de omk cjni se regardent sans aucune vue de religion» Car il est vrai que c'est une des merveilles de la religion chrétienne de réconcilier 1 homme avec soi-mâme en le réconci-> liant avec Dieu; de lui rendre la vue de soi-même supportable ; et de faire que la solitude et le repos soient plus agréables à plusieurs que TagitaLion et le commerce des hommes. Auasi* n'est-ce pas en arrêtant Thomme dans lui-mCme qu elle produit tons ces eflfets merveilleux. Ce n est qu'en le portant jusqu'à Dieu , et en le soutenant dans le sen* timent dé ses misères , par Tespérance d'une autre vie, qui doit entièrement l'en délivrer. '

Mais pour ceux qui n*agissent que par les inou* vementsqu fis trouvent en eux et dans leur nature, il est impossible qu'ils subsistent dans ce repos, qui leur donne lieu de se considérer et de se voir^ sans être incontinent attaqués de chagrin et de tristesse. L'homme qui n aime que soi ne hait lien tant que d'être seul avec soi.. 11 ne recherche rien que pour soi , et ne fiut rien tant que soi ; parce que, quand il se voit , il ne se voit pas tel

qnii se désire, et qull trouve en soi-même un

amas de mSscres incviiables , et un vuide de biens réels et solides qu'il est incapable de remplir^.

Qo on choisisse telle condition <£U on voudra, et qn^on y assemble tous les Ineiis et toutes les satisiactions qai semblent pouvoir contenter un homme : si celni qtt*o0 rare mis en cet état est sans occupation et sans divertissement, et qu oa le laisse faire réflexion sur ce qn'i^ est , cette féUctté iangpaissante ne le soutiendra pas. 11 tombera par nécessité dans les vues aflligeantes de Tavenir: et si on ne i occupe hors de lui ^ le voilà nécessairement malheureux.

La dignité royale n*est-elle pas assez jgra&dc d*eUe-méine pour rendre celui qui la possède henrenx par la seule vue de ce qu*il est ? •Faudra-'t-ij encore le divertir de cette pensée comme les gen^ du commun? Je vois bien que c*est vendre ui^ homme heureux que de le 'détourner de la vue de ses misères domestiques pour remplir toute si pensée du soin de bien danser* Mais en sera-t-ii ài même d*un roi ? et sera-t41 plus heureux en s'aittachant à ces vains amusements qu'à la vue de sa grandeur? Quel objet plus satisfaisant pourroiton donner à son esprit? Ne seroit-ce pas faire tori à sa joie, d*oee«per son 4me à penser à ajuster sel pas à la cadence d un air, ou à placer adroitemenl une balle; au lieu de le laisser jouir en repos de h conteinplation de la gloire majestueuse qui l'eovironne? Qu*on en fasse l epreuve; qu'on laisse un roi tout seul sans aucune satisfaction des sens, saus aucun soin dans Tesprit, sans compagnie] penser à spi tout à loisir, et l'on verra qu*un roi qui se voit est un Iiomme plein de misères , et qui

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les ressent comme un autre. Aussi on évite cela soigneusement, et il ne manque jamais d j airoir auprès .des personnes des rois un grand nombre de gens qui yeifient à faire sucoéder le divertissement aux affaires , et qui observent tous le temps de leur loisir pour leur fournir des plaisirs et des jeux; en sorte qu*il n'y ait point île yuide; c est à dire qu'ils sont environuéà de peo'sonnes qui ont un soin merveilleux de prendre garde que le roi ne soit seul et en état de penser à soi, sachant qu il sera malheuveux , tout roi qu*ii est , s'il y pense.

Aussi la principale chose qui soutient les hommes dans les grandes charges, d'ailleurs si pénibles, c'est quilsaont sans cesse détournés de penser à eux«

Prenez-)^ garde. Quest-ce autre chose d'être surintendant , chancelier , premier président , que d avoir un grand nombre de gens qui viennent de tous cotés pour ne pas leur laisser une heure en la journée où ils puissent penser à eux-mêmes? £t quand ils sont dans la disgrâce , et qu*on les envoie à leurs maisons de campagne , où ils ne manquent ni de biens , ni de domestiques pour les assister en leurs besoins , ils ne laissent pas d être misérables, parce que personne ne les empêche plus de songer à eux.

De là vient que tant de personnes se plaisent au jeu , à la chasse et aux autres divertissements qui occupent toute leur âme. Ce n'est pas qu il y ait , eu effet , du bonheur dans ce que l'on peut acquérir par le mojen de ces jeux, ni qu on s'imagine que la vraie béatitude soit dans 1 argent qu on peut

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gagner au jeu , ou dans le lièvre que l ou court. On n*6n voudroit pas ê'il étoit offert. Ce n*e9t pas cet usage mou et paisible , et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition , qu*on recherche , mais le tracas qui nous détourne d'y penser.

De là vient que les hommes aiment tant le bruit et le tumulte du monde ; que la prison est un supplice si iiorrible , et qû il a si peu de personnes mil soient capables de souffrir la solitude.

Voilà tout ce que les hommes ont pu inventer pour se rendre beureux. Et ceux qui s'amusent simplement à montrer la vanité et la bassesse des dtreftissements des hommes , connoissent bien , à la vérité , une partie de leurs misères } car c*en est une bien grande que de pouvoir prendre plaisir à des choses si basses et si méprisables : mais ils n en connotssent pas le Ibnd , qui leur rend ces misères mêmes nécessaires, tant qu 'ils ne sont pas guéris de cette misère intérieure et naturelle , qui consiste à ne pouvoir souffrir la vue de sqi-méme. Ce liévte qu'ils auroient acheté, ne les garantiroit pas de cette vue ; mais la chasse les en garantit. Ainsi , quand on leur reproche que ce qu'ils chercbent avec tant d'ardeur ne sauroit les satisfidre , qn il il y a rien de plus bas et de plus vain : s*ils répondoieiit comme ils devroient le frire , s ils y pen* soient bien , ils en demeureroieut d accord ; mais ils dtroient en même temps qu'ils ne cherchent en cela qu'une occupation violente et impétueuse qui les détourne de la vue d'eux-mêmes , et que c'esf pour cela qu'ils ^e proposent un objet attirant qui

phemiLre pahti£| aut. VII* âa3

les charme et (|ui les occupe tout entiers. Mais ils ne répon^nt pas cela , parée ^*Uê ne se connois* étnt pas eux-mêmes. Un gentilhomme croit sincèrement t]u*il y a quelque okdêe de granii et de noble à la chasse : il dira que c est un plaisir rojal. n en est de même des antres choses dont la plu* part des hommes s occupent. On s'imagine qu il y a quelque chose de réel et de solide dans les objets mêmes* ' On se persuade que si on avoit obtenu cette charge , on se rcposcroit ensuite avec plaisir ; et Von ne sent pas la nature insatiable de sa cupidité. On croit chercher sincèrement le repos, et Ton ne cherche , en effet , qne Tagitation^

Les hommes ont un instinct secret qui les porte à cbetcher le dirertissement et Toocupation aundehors, qui vient du ressentiment de leur misère continnetle. Et vis ont un autre instinet scioret, qui reste de la grandeur de leur première nature , qui leur fait eonnoftre que le bonheur n*est en eSet , que dans le repos. £t de ces deux instincts contraires , il se Kntne en eux un projet confus , qui se cache à leur vue dans ie fond de leur âme , qui les porte à tendre au repos par Tagitation, et à se figurer toujours que la satisfaction qu*ils n ont point leur anivera, si,* en surmontant quelques diffîcnités qu'ils enrtsage^t, ils peuvent s'ouvrir par-là la porte au repos.

Ainsi s écoule toute la vie. On cherche le repos en combattant quelques obstacles^ et si on les a surmontés , le repos devient insupportable. Car , ou Ton pense aux misères qu ona^ ou à celles dont

on est menacé. £t quand on se Yerroit même asses

à labri de toutes part», l'ennui, de san autoritt privée , ne laisseroit pas de sortir dn fond dacoenr, où il a des racines uaturelleS|et de remplir 1 e&piit de son yenin.

C*est pouK^uoi, lorsque Cinéas disoitàP^rrhuSy qui se proposoit de jouir du repos avec ses amb, après avoir conquis une grande partie du monde , qu^il feroit mieux d'avftHoer lui-même son bonheur, en jouissant dès-lors de ce repos, sans aller le chercher par tant de fatigues , il lui donnoit un conseil qui soufiroit de grandes difficultés , et qui n étoit guère plus raisonnable que le dessein de ce îeune ambitions. L un et lautre supposoient que l'homme peut se contenter de soi-même et de ses biens présents , sans remplir le yuide de son cœur dTespérances imaginaires î ce qui est faux. Pjrrhus ne pouvoit être heureux , ni avant , ni après avoir conquis le monde ; et peut-être que la vie molle que lui conseilloitaon ministre étoit encpre moins capable de le satisfaire que Tagitation de tant de guerres et de tant de voyages qu*il méditoit.

On doit donc rcconnoitre que Thomme est si malheureux , qu'il s*ennuieroit même sans aucune cause étrangère d'ennui , par le propre état de sa condition naturelle : et il est avec cela si vain ci si léger, qnëtant plein de mille causes essentielles d'ennui , la moindre bagatelle suffit pour le divertir. Oe sorte qu*ii le considérer sérieusement , il est encore plus à plaindre de ce qu il peut se div«:riii à des choses si frivoles et si basses, que de ce q[ail

»*al!lige de ses misères effectives ; et set dÎTertÎMe* ments dont infiniment moins raisonnables que son ennui.

D*Oii vient que cet homme qui a perdu depuis pea son fils unique, et qui^ Booadblé de procès et de q^uerelles, étoit ce matin si troublé, n'y pense pins maintenant ? Ne viM» en étonnes pas : il est tout occupé à voir par où passera un cerf que ses chiens pCHmnivent avec aidaar depuis six heures, n n*en faut pas davantage pour Thomme» quelque plein de tristesse qu*il soit. Si Ton peut gagner sut Ini de le faire entrer en quelque divertissement , le voilà heureux pendant ce temps-là ; maïs d un bonheur faux et imaginaire f qui ne vient pas de la possession de quelque bien réel et solide, mais d*une. légèreté d'esprit qui lui fsit perdre le sou* venir de ses véritables misères , pour s'attacher à des ob]ets bas et ridicules , indignes de sou application, et encore plus de son amour. C est une joie de malade et de frénétique » qui ne vient pas de la santé de son âme, mais de son dérèglement; c est nn ris de folie et d'illusion. Car c'est une chose étrange , que de considérer ce qui plait aux, hommes dans les jeux et les divertissraients* Il est vrai qu occupant 1 esprit^ ils le détournent du sentiment de ses naux ; ce qui est réel. Mais ils ne l'occupent que parce que lesprit s'/ forme un objet imaginaire de passion auquel il s'attache.

Quel pensezrvous que soit Tobjet de ces gens

aa6L pevsess be pascal,

qui jottettt à la paume avec taatd'applicatioo d'e**

prit et d'agitation du covpBl Celui de se yaotcr le lendemani avec leurs amis qu'ils ont mieux jeiié qu un autre* Voilà la source de leur attachement. Ainsi les autres suent dans leurs cabinets, pour montrer aux sayants qu'ils ont résolu une qoestion d algèbre qui n avoit pu leti^e jusqu ici. t^t tant d'antres s*exposent aux plus grands périb pour se vanter ensuite d une place qu ils auroieot prise i aussi smtement ii mon gré. Et enfin les so* ttes se tuent à remarquer toutes ces choses i nos pas pour en devenir plus sages , mais seuleneot pour montrer qu'ils en connoissent la vanité : et ceux-là sont les plus sots de la bande , puis(]u1t le sont avec connoissmce ; au lieu qu*oa peut penser des autres qu'ils ne le seroient pas, s ils avoieai cette connoissance*

Tel homme passe sa vie sans ennui , en jau}iit tous les jours peu de chose , qu'on rendroit Jttfir heureux en lui donnant tous les matins laifent . qu'il peut gagner chaque jouri à condition de se point jefuer. On dira peul-dire que c'est l'amneement du jeu qu'il cherche^ et non pas le gaia.3(^^^ qu*Ott le ftisse jomer pont tien , il ne ê'j éehaiifni pas, et s'y ennuiera. Ce nest donc -paksïmuitment seul qu*îl cherche : un amusement langui*' sant et sans passion l'ennuiera. 11 faut qu'il échauffe, et qu'il se pique lui-même, en s'ima?' nant qu'il seroit heureux de g'^guOT ee qa'il ^

PARTIS , AET« yil.' AEJ7

^oucboit pas qu oa JUii doniiàt k condition de ne point jouer , et qu'il se forme un objet de passion qui szcite^M désir , sa^olèise » aa ecainte, son espérance.

Ainsi les divertissements qui .font le Lonheui: àtB howamm ne sont pas sentament 'haa; ib font encore faux et ùfompeurs ; c'est^à-dice , -^u ils ont ponr objet det ifiuitôiaes et -des illusionB qui seroient incapabks d*oacupei: ^esprit de TJbnnun^ , y il n avoit perdu le sentiment et le goût du vrai

lieiiyAt Ml«'iU}itjreinpli4aiftassa9sa» do ▼anilé, le légèreté » d'orgueil » d'une infinité d auttea lieas : et ils ne oans aocila^aivt dans hms^b^s {u en nous causant une wisère plus lî^eli^ at plus iffieotÎ¥e.*Gav€est eei{iii nous «Bipâ0lie paincipa*i:ment de songer à nous , -at qui nom (mX perdra nsensiblement le teïnps* Sans cela nous serions kns 1 annni ; at aat ennui noîus portaiioît à cbe^

:her quelque mojen plus solide d en sortir. M^i^ e divertissement nous trompe, nous amuse, et lous fait arriver insensiblement à la mort.

Les hommes n^ajrant pu ^guérir la mort, la miin^ L*i§cK>ffanae » se aimt avis^» p9ur sa Mndne iieurei»« de ne point j penser : c est tout ce qu iJU Mttytjia y a ft t a r paur-aa uomolae âe tmt da^maiMi. dais c'est Mne consolation bien misérable , puitr- [u elle va , non pas à guérir le mal , mais à le car ber simplement pour un peu de temps , et qu en e cacbant telle feit qu'on ne pense pas à le guérir iéôtablamant. Ainsi , par unatranea i*anversamanl

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de la nature de rhomme , il se trouve que Teniiui, tfùi est ton mal le plus sensible , est , ea quelque sorte y son plus grand bien , parce qu il peut coutriinter phû que tomes choses à loi fisire eherdber sa véritable guérison; et que le divertissement, qii il regarde comme son plus grand bien j eet , en effet 9 son plus grand mal, parce quli Téloigne plus q[ue toutes ^Jioses de obereher le teuède à ses maux : et Tun et l'autre sont une preuve admirable de la misère et de la cerruptios de rhomme , et en même toups de sa grandeur^ puisque l*hoiiifme ne s^ennuie de tout, et ne cherche cette multitude d occupations , que parce qu^'il a l*idée du bonheur qu*il a perdu , lequel ne trouvant point en soi , il le cimrche inuulemeut cieus les choses extérieures , sans pouvoir jamais se con-» tenter, patee qu*il a est ni dans nouai ni dena les créatures , mais en Dieu seuL

La nature nous rendant toujours malheureux

en tous états, nos désirs nous figurent un état benrenx , paroe qu'ils joignent k l'état oÀ nous sommes les plaisirs de 1 état où nous ne sommes pas ; et quand nous arrfverioa» k ces {Saisira, nova ne serions pas heureux pour cela , parce que noua autlons d'autres désirs conformes à un nouvel état.

Qu*on s'imagine un nombre d'hommes dans lea eliahies , et tous condamnés à la mort , dont les

QM étant eluM{ttejoiir égorgés à la tqo dot aiitra^, ceux qui realeut Toient leui: propre condition dans c^leilékmf«MDiUa]ilM,et, §e Mgardant les uns les antres atrae daulear et sans ei|iéraaice9 at« tendent lent toar ; c*est Tima^ de la condition jiea boTfiines»

ARTICLE yiii.

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