XLVIII
Le sentiment de la fausseté de» plaisirs présents-^ et l'ignorance de la vanité des plaisirs absent^ causent l'inconstance.
Les princes et les rois se jouent quelquefois* Us ne sont pas toujours sur leurs trônes ; ils s'y eunuieroient. La grandeur a besoin d être quittée pour être sentie.
Mon humeur ne dépend guère dû' temps. J'ai mon brouillard et mon beau temps au-^edans de moi ; le bien et le mal de mes affaires mêmes y
Ujii PENSLES de PASCAt|
fout peu. Jo m'efforce quel(£uefoi5 de moi-même contre la mauvaise fortune; et la gloire de la dompter me la fait dompter gaiement, au lien q^ue d*autres fois je fais Tindifférent et le dégoûté dans la bonne fortune.
Ên eGrirant ma pensée, elle ni*échappe quelquefois; mais cela me fait souvenir de ma foiLlesse, que j oublie k tonte heure ; ce qui m*instrait autant que ma pensée oubliée ; car je ne tends qu à con« ftohre mon néant*