‹ Pensées d'aoûtChapitre 9 sur 12 · MO · texte numérisé non relu

MO

Ë(l|^, Doble oounier édiappë d*IIercyiiie,

Qui hennit, et qui dnmte, et bondit à tmti erinf,

Det sommeti chevelnt trop amoareux, Jo craini.

Il mëprite, il maudit, dans m chaude inrectÎTe,

Tout ce qui n*atteint par la Grèee primHîfe,

Ce qui droit à Tlda ne va pas d*an vol sur ;

Il ne daigne compter Parthénope ou Tibur.

Cartel, la Gréée antique est une tainte mère,

L*Ionie est divine : heureux tout fils d*Remère !

Heureux qui, par Sophocle et son Eoi gémissant,

S^égare au Cythéron, et tard en redescend !

Et pourtant, des Latins la Muse modérée

De plain-pled dans nos morars a tout d'abord rentrée.

Sans sortir de soi-même, on gonte ses aocords ;

Presque entière on rapplique en ses plus beaux trésora ;

Et, sons tant de saisons qu'elle a déjà franchies,

Elle garde aisément ses beautés réfléchies.

Combien d'esprits bien nés, mais surchargés d'ailleurs

De soins lourds, accablants, et trop inférieurs,

Dans Ica rares moments de reprise facile,

D'Horace sens leur main ou du tendre Virgile

Lecteurs toujours épris, ne tiennent que par eux

An cercle délicat des morteb généreux !

La Muse des Latins, c'est dé la Grèce encore ;

Son miel est pris des fleurs que l'autre fitéclore.

N'ayant pas eu du ciel, par des dons aussi beaux,

Grappes en plein soleil, vendange A pleins coteaux.

Cette Muse moins prompte et plus industrieuse

Travailla le nectar dana sa fraude pieuse.

Le scella dans l'amphore, et là, sans plus l'ouvrir.

Jusque sous neuf consuls lui permit de mûrir.

Le nectar, condemant let TertiM enfermées,

A propot refiimbla de donoeurs coBfominéef ,

Prit one laveur propre, un goût délicieux,

Digne en toot du festin des pontifes des dieux.

Et ceux qui, du Taygète absents et d*£rymantfae.

Ne peu'Tent, thyrse en main et couronnés d^aoantlie,

En pas harmonieux, dès Tanbe, y vendanger.

Se rabattent plus bas, à ce prochain rerger.

On le mettre leur sert la liqueur enrichie

Dans sa coupe facile et toujours rafraîchie.

Ne la rejetons point par de brusques dégoûts ;

Faleme qui se mêle au Chypre le plus doux,

11 rend la joie an cœur! Ne brisons point d^Horace

Le calice fécond de sagesse et de grâce.

Pour plus d*un noble esprit, du travail accablé,

C'est Tantiquité même et son suc assemblé,

C'est la source du beau, des justes élégances,

La gatté du dessert, des champs et des vacances.

Virgile, c'est l'acqjent qui revient émouvoir.

C'est rattendrissement du dimanche et du soir !

Mon père ainsi sentait. Si, né dans sa mort même. Ha mémoire n'eut pas son image suprême, Il m'a laissé du moins son ftme et son esprit. Et son goût tout entier à chaque marge écrit. Après des mois d'ennuiaetde fatigue ingrate, Lui, d'étude amoureux et que la Muse flatte , S'il a vu ie moment qu'il peut enfin ravir.

Sans oublier jamais son Virgile-J^/séetr, Il sortait; il doublait la prochaine colline,

Câtoyant le tuntu, rei piraul raubépine, Rêvant ans jeux da tort, ao toit qa*il a laiué. An doux nid si nombreux et fîtôt diapené ; Et tout lui déroulait, de plus en plus écloses,. L*âme dans les objets, les larmes dans les ohoses, Ascafpie, Astyanax, hâtant leur» petits pas, De loin leur peignaient-ils ce fila qui n^était pas ?. .« Il allait, 8*oubUant dans les douleurs d*Élyse. Hais, si Tenfant au seuil, ou quelque vieiUe assise. Venait rompre d*uu mot le songe quHl songeait. Avec intérêt yrai comme il interrogeait !

Il entrait sous ce chaume, et son humble présence-- Mettait à chaque accent toute sa bienfaisance. Ces pleurs que lui tirait Thumaine charité Retombaient sur Didon en :même piété.

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