‹ Pensées...d'après les textes russesChapitre 38 sur 62 · Le travail est la source du vrai bien · texte numérisé non relu

Le travail est la source du vrai bien

pour rhumanité. C'est pourquoi il est contraire au vrai bien de ne vouloir partager avec personne le fruit de son travail. L'abandon du fruit de son travail aux autres contribue au bien de tous les hommes.

254. — Celui qui travaille mérite (àitoç sari signifie, mot pour mot, peut et doit avoir) sa nourriture. Pour comprendre ces mots dans leur vrai sens, il faut avant tout se détacher complètement de ridée que la félicité de Thomme consiste dans le désœuvrement. Il faut rétablir ce point de vue, naturel à tous les hommes non dégénérés, que la condition indispensable du bonheur de Têtre humain est le travail, non pas Toisiveté, que l'homme ne peut pas ne pas travailler.

2S5. — Le travail cependant pas plus que la nutrition ne peut être une vertu ; le travail est un besoin dont la privation est une souffrance, et rélever au rang de mérite est aussi monstrueux que d'en faire autant pour la nutrition.

256. — L'homme aspire au bonljeur ; donc c'est un désir légitime. S'il lâche d'y parvenir dans un but égoïste, en cherchant l'opulence, la gloire, il se peut qu'il ne l'obtienne jamais, et ses désirs restent inassouvis. Ce sont donc ces aspitions égoïstes qui sont illégitimes, et non le désir d'être heureux. Quels sont les rêves permis qui peuvent se réaliser en dehors des conditions extérieures ?

L'amour et le dévouement.

257. — Le bonheur ne dépend pas des événements extérieurs, mais de la façon dont nous les prenons ; un homme accoutumé à supporter la douleur ne peut pas être malheureux.

258. — Tous les bonheurs se ressemblent, mais chaque infortune a sa physionomie particulière.

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