‹ Pensées d'un croyant catholique, ou considérations philosophiques, morales et religieuses sur le matérialisme moderne, et sur divers autres sujets, tels que l'ame des betes, la phrénologie, le suicide, le duel et le magnétisme animal ouvrage généralement destiné a la jeunesse lettréeChapitre 25 sur 49 · III. — L'HOMME SUICIDE COMMET UN CRIME CONTRE LUI-MÊME · texte numérisé non relu

III. — L'HOMME SUICIDE COMMET UN CRIME CONTRE LUI-MÊME

L’immortalité de l’âme est une conséquence nécessaire de l’existence de Dieu , comme nous l’avons prouvé ailleurs. Si le suicide est aujourd’hui d’une fréquence inouïe et désolante , c’est parce qu’on a nié l’âme immortelle, et que l’on est par conséquent matérialiste ( 1 ). Celui qui s’expose librement et volontairement au danger manifeste d’être souverainement malheureux mérite de l’être, et il est cruel et criminel envers lui-même : or, c’est ce que fait le suicide. Il sait ou il doit savoir qu’il est destiné à un bonheur ou à un malheur éternel, selon qu’il aura rempli ou non la mesure des devoirs que Dieu demande de lui : or, il doit raisonnablement juger qu’il n’a point

(1) Que ne nie-t-on paa aujourd'hui? On finira par tout nier, parce qu'on ne peut ou on ne veut rien comprendre, ou plutôt parce qu'on ne veut rien pratiquer.

PENSÉES u'UN CROYANT.

encore rempli tous ces devoirs , puisque à chaque jour sont attachés des devoirs nouveaux. Donc, il commet une grande iniquité, un crime envers son âme, envers lui-méme. (La division ci-dessus adoptée n’est au fond que celle de la philosophie de Lyon. Voyez t. ni.)

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