CAMILLE JOBPAB. ET POT
trouver la proportion du mélange de ces élémens. C'est le plus naturel d'entr'euz et le plus vrai qui doit l'emporter. Or , la démocratie ou le peuple est l'élément simple , trai , primitif de l'État ou de la citéi^Les autres ne sont que des résultats et des dérivéi de ce premier élément. Le problème se réduit donc à faire entrer dans la constitution de l'État la plus grande somme possible de force démocratique^ et la moins grande de force aristocratique et monarcbique. Mes amis n'admettent ces dernières que par déférence pour les préjugés de leur temps et de leur pays ; ils appellent la première pour satisfaire aux véritables besoins de la société, ou^en d'autres termes, pour en exercer réellement les pouvoirs.
Mes amis , dit Foy, vont plus loin» mais P9S si haut que les vôtres. Ils vous trouvent trop spéculatifs et trop raisonneurs. Leur politique a moins de philosophie ; votre phi-
2S2 GIUPITBE k
losophie a peut-être moins de politique.
Que signifie la monarchie que Vous proposez? Si vous accordez l'utilité des formes monarchiques, tout est dit.Cette concession, qui est la base de votre système, suffit seule à le renverser.
Les divers pouvoirs de TÊtat sont toujours en mouvement et en contention. C'est même ce qui fait qu'ils se servent réciproquement de barrière , et se cmiservent l'un l'autre en se combattant.
Or, si l'élément monarchique est trop faible, il succombera , et vous n'aurez plus de monarchie; s'il se maintient, c'est qu'il sera plus fort que l'élément démocratique , et la théorie de vos amis ne sera plus rien.
L'élément démocratique et l'élément monarchique ne courent pas le même danger à l'inégalité du partage. Quand le premier, qui est aveugle, remporte sur l'autre , il Ta •