‹ Pensées d'un prisonnierChapitre 27 sur 51 · X ET T. 2M · texte numérisé non relu

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pavr les hommes qui lear devaient lear existence et leur renommée.

Cette inconséqueiiee n'est qu'apparente , reprit à son tour M. de Z.

Et pensez -vous, interrompit vivement M. Y f que celle que vous m'avez attribuée ait plus de réalité?

Je ne sais trop ce qu'il faut en croire, continua M. de Z; mais à en juger par ce que j'ai ai vu , je craindrais fort qu'elle fût plus sérieuse que vous ne croyez. Votre esprit, ingénieux à s'abuser lui-même , aura sûrement combiné quelque subterfuge adroit et subtil pour se déguiser ses contradictions. Je vous ai vu quelquefois bien habile à ces ruses^là , et je m^étonnais qu'un homme de votre sorte fût si accetsible à la conviction des choses absurdes.

N'est-ce rien , à votre avis , que la bonne foi? s'écria ici M. 'Y. Quand je n'aurais différé qu'en ce point de la foule des hommes

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publics de mon temps » je croirais encore remporter .sur eux de beaucoup. Taime mieux avoir à gémir de quelques erreurs » qu'avoir à rougir de toute ma vie.

Permettez que je vous interrompe , dit M. de Z ; vous finiriez peut-être par vous emporter i et cela ne ferait point d'effet. Il n'y a pas ici d'auditoire. Les personnes qui ont du goût pour le langage figuré disent bien que la tribune est quelquefois un enfer, mais non pas que l'enfer ait une tribune. Vous aimiez passionnément et sans restriction la liberté» l'égalité > la publicité et l'humanité; vous baissiez merveilleusement le despotisme y la superstition » l'aristocratie et les privilèges; vous aviez pris en grande aversion la supériorité , l'éclat et les distinctions des grands et des riches.

Je ne m'en défends point , interrompit & son tour M. Y : j'allais au secoura de ceux qui manquent et qui souffrent, contre eeux

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