‹ Pensées d'un prisonnierChapitre 34 sur 51 · OICRBBT · texte numérisé non relu

OICRBBT

maia.ich&tiiiieDt juste el légal, et non paa violent eJt c^iricieus. C'est qti'en effetla véritable, sciedce dugonremenient n'est qae dans la «ontiai^aooé de sa fproe, comme sa force n'est qpè dans l'exécution fermO} soutentfe et èqnttablemeDl ménagée des loisj

Orcetteiorce-là eqt naturellement une force d'opposition «!t de résistance . Ë14e a étéétablie bien moins pour agir contre le peuple que ponrèmpêcbcrlepeQpled'i^centrelaiHnème. C'est sa dflstinatibnet sa propriété esse»-

DK Lt DIBECIHM DV flOOVmUfKIT. ïl

Je Bais bien qu'il y a beaucoup de séduc- UoDB dans l'idée desattsfaïKle peuple, d'être , avec hit, de legûOT«ril8lrcoimntt tl vent. Je Bais bien aussi qu'il eui rade 6'ètte obligé dé faire le bien dessus mal^i^ eux, et de s'cxpos^ à«ii ^re'màudU pbur les' RTbntages qu'oollear ph>ciirol Mais c'est le sort' commun-dcr tous les pouvoirs bieofïiisaiis, & cbmoKBcer par la PÀyidence: Gens qui guérissent,- gins qui instruisent, gehs qui exercent la- jvsiice, gens qui 'dirigent les gouvér- Hfimens; s'ils -veu^ntêtre bénis des maTades, desle'ofansij'-des'accDséB et'des peuples, ils n'ontqn'ft farter Kaidertume de leurs ré^ mddes, le tUigoiAt^dd leurs étiides,la sévérité gravité de leur ne bénit, chéartain.'Mais à quand?jusqn'à qne les enfaos des criminels

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droit de paix et de guerre , du droit de conférer les emplois, du droit de .ponryoîrà la sûreté . de l'état , le&quela sont ae&.drôits propres Qt distiaots ^ «et coûstitueht r^uUèrement to. prérogative*. . ^ r. .

La prérogative jeat le droii.dans.sa. perr fectioa et sa plémftude^ le duOâlr porté au plus haut point oii il puisse l'âtce^ile dxmt absolu et.illinité sur un objet. limité.. C^t pourquoi elle.doit être estclusive; car «utrement le droit étant cooolmtlnii pliisielirs^ 3erait par cela même moindre et plus faible.

ime 'constitation qui attribuerait là sonverAinfeté au peuple : tout piwvmr subordonné peut et doit répondre envers le pouvoir supérieur.

Tout pouvoir non souverain eJt essentieUement responsable e nvers le pouvoir souveraiiL

Et de tous ceux en qui la souveraineté peut être réellement ou fictivement placée, il n'en est point qui, le jour venU| l*exerce plus pleinement, plus absolument, plus inflexiblement que le peuple.

La souveraineté, placée dans le droit, admet peu de bQmes, quand elle en admet. La souveraineté, placée dans la force» n'en admet aucune , n*en admet jamais.

DE tA PldOKMATITB. 39

C'est aussi poolrquoi elle tloil être indépeii-^ dante; car autrement le droit dont elle dépendrait étant néoessairemeot plus fort el plus étendu y il né serait plus vrai qu'elle fût aussi forte et aussi étendue qu'elle pourrait Tétre. Il né serait même plus vrai aloris qu'elle Mt exclusive* Car celui à qui appartiendrait le droit dépendant l'eiercexait moins en réalité ^ que celui de qui ce droit dépendraitll ; •

QuèUe opinion aùràit-«on en Fhmce de rbérédité de la pairie , si, au lieu d'un droit perpétadet ikirariablei ce n'était plus qu'une faculté douteuse et piécaire qui dépendit de l'assentiment d'un autre pouvoir? On y verrait èmeùre une promesse et une espéranoe; une noble eapénacè^et une haute promease^ je le veux : mai»" ce ne serait même. plus un droit; à plus forte raison ne serait*ce |>as une prérogative^

Quelle opinion aurions-nous du droil de

31 «utAnniE Vf.

pionoiKtér'aViÎDfttoutle monde sfr la prapo- MMoB^de i'iiiip4t j si la chambre des cômisulie& n'em était investie qu'imparfaite-^ aient i et. qu'il dépendu d'un autre. pouvoir de le suspendre on de le détruii*e? k peine si l'on y trouverait encore une faveur et ten awmtage. Mais une prérogative? II n'y en aurait pas même l'apparenGe.

- U n'en est pas autrement des prérogatives du prince. S'il dépend de qukpue ce soit pour soif inviolabilité, il n'est ptns vrai qu'il soit inviolable. S'il est dépendant pour l'exerciee du ponvoii* exécntil^ on pour la distribution des emplois, il n'est pins viai que ce soit lui qui donne ces iemptois ou qui exerce ce pouvoir. Iol dépendance ^itaiiit la prérogative ^ à nains qu'on n'aûne mieux dire q^u'elle la déplaieew - Il y a pour l'une dies prérdgatif et dû prince une raison de plus en faveur 'de l'iédépo^ dance* Soit parce que les ministres du. roi

DE IiA PSÉROOAtlTE. SS

sont ses ministres , et non les ministres d'un autre pouvoir ; soit parce que leur emploi est un emploi d'administration publique j soit parce qu'ils sont délégués pour rexercice de la puissance executive qui appartient au roi seul , sous quelque rapport que leur nomination soit considérée i on ne peut éviter d'y reeonnnltre une prérogative du roi.

Mais ces ministres ne sokit pas seulement élus pour exécuter ; ils te sont aussi poér répondre. Ils répondent dé totit té qu^ fliii le prince , et de tout oe qu'ils font enx-md^ mes en son nom* Bien plus : il poumil- y avoir des temps où ils eussent à répondre de ce qui n'aurait pas été lait.

Or» comment voudrait*iMi que dés minislies que le prince aurait acceptés par ^our trainte , et qui aeraienl par conséquent prif^ Tés de sa confiance , pussent répondre équitabkment d'une action ou d'un refus d'acr tiou qu'ils n'auraient pas eu le crédit d'em-^

M OUPtriUB VI.

pécher? On ne répond pas pour des gens qui vous désavouent; on ne se fait pas garant d'autrui , malgré lui..

Dire que les ministres qui veulent se sons*traire k cette responsabilité , ise retirent, ee n-est rien dire d'utile > ni de concluant. Cair après qu'ils se sont retirés 9 il faut bien en appeler d'autres , et ceux-ci sont dans la même position quelles premiers 9 s'ils. ont ^té imposés au prince , ou dans la position ofi j'ai fait voir qu'ik devaient être , s'ils n'ont pas été imposés.

C'est surtout pour qu'ils puissent être, responsables» qu'il est nécessaire que les ministres aient la confiance du prince ; et c'est pour qu'ils puissent avoir cette confiance, qu'ilest nécessaire que leur nomination soit indépendante de tout autre pouvoir que le sien; Sans cela qu'arriverait-il 7 Ou que le prince ferait malgré le ministre , et. oduir-i^i ne pourrait plus être ^régulièrement respon-

DE LA PWÙIOCATITE. 37

' sable; ou que le prince s'abstiendrait malgré le ministre, et quoique FÉtat cessât alors d'être gouverné , il serait encore impossible en ibonne justice, que le ministre en fût res-pensable* Cboix dépendant, reslmnsabilité ministérielle > deux choses inconciliables et incompatibles.

Qu'on ne s'effraie pas de ces règles 1 Elles sont exactes , et de plus , favorables à la liberté. Qui condamnerait les prérogatives pour ce qu'elles ont d'absolu, t% d'.étranger à l'ordre commun, ne montrerait qu'une chose , savoir : qu'il n'a pas compris le but et l'uti-< lité de leur établissement. Tant s'en faut que ce soit celui à qui appartient la prérogative, qui en recueille les meilleurs fruits I

Ce qui fait que les prérogatives politiques sont si importantes et si respectables , c'est qu'il n'en est pas une seule qui ne soit bien moins un droit qu'un devoir.

H^ cKAvnms Tii.

DE l'inaction politique.

Janvier, i83o.

Je ne nie point que l'action ne soit la vie des gouvememens, dans les grands états* Elle n'est pas seulement lapreuve, mais le principe dé leur vie. Un grand duc de Toscane a bien

DE L*I94CTI09 PQiflTlQUE. 90

pii^ f^asser vingt ans sans rien fair^} maid il n'y avait peutp-être q«e lui qui le pût.

]' avoue encore que s'il y a quelque part une nation vive et vaine, eapricieuae et tumultueuse, ardente au mouvement et au changement; qui soit à peu près entre les peuples, avec mêmes vertus et mêmes dé* fauts, ee que sont les femmes dans la raoe humaine ; j'avoue que la vérité du principe est encore plus incontestable chez cette na-* lion que chez aucune autre.

. Je reconnais aussi que dans les états oik les formes mêmes de la constitution favorisent l'agitation et oiganisent le bruit , cet accident grave et essenjtiel est une raison de plus pour le gouvernement d'être sans cesse en action pour contenir les esprits ou les satis-^ faire.

Mais il y a plusieurs sortes d'actions politiques, et, chose certaine quoique en appareace absurde et contradictoire, il n'y a pas

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jusqu^à IHoactioA eUe-méme, qui ne pdU^e, selon les lieux et les temps, devenir à son tour une véritable action.

L'action politique neeonsiste pas toujours dans ce qui éclate immédiatement, dans ce qui se produit par des. faits soudains et matériels. La paix et la guerre sont de Taction poUtique; les lois, les édits, les distributions de g^Aces et d'emplois dépendent aussi de cette action. Mais il y a encore d'autres choses qui n'en dépendent pas moins.

L'action politique est dans tout ce qui agfic médiatement ou inmiédiatement sur les esprits et sur les affaires; dans tout ce qui tend ostensiblement ou non , à un but sérieux et réel. Prochain ou éloigné, il n'importe : si le but existe et qu'il y ait impulsion ou tendance, il y a action.

Si donc il se rencontre des hypothèses dans la politique , où. l'inaction soit propre à produire de pareils effets , il est vrai de

DE L'IftâCnOII MMilTIQUE. Ht

dire alors que l'inaction n'équivaut pas seulement à l'aclion , mais constitue elle-même ane action.

Or, il peut arriver dans les états populaires ou mixtes, que Tinaction subite et imprévue du gouvernement imprime aux partis des incertitudes et des irrésolutions salutaires qui modèrent et déconcertent leur propre action.

II peut arriver qo^elle suffise k démentir leurs accusations, à faire avorter leurs desseins , à tromper leur joie et leurs espérances.

11 n'est pas impossible qu'elle devienne, dans quelques occasions, un moyen puissant de prouver au peuple la vanité de ses jugemens et dé ses craintes, et qu'elle serve à tni inspirer d'utiles défiances contre les esprits qui trompent sa crédulité.

Alors , il y a sans aucun doute , cbangement dans les dispositions du peuple, cbangement dans la situation du gouvernement^

43 CMAPIIMI Vil.

cliaiigeiiieiit dans la puissance de ses enaemis. On ne saurait indiquer une action positive etdirectequieût pu agir plus réellement et plus efficacement que cette action indirecte qui n'est pourtant que de Tinaçtion.

Mais l'action politique a ses conditions : la prudence, la dextérité, la décision, la persévérance. A plus forte raison, rinaction, qui est un moyen de gouvernement moius ordinaire, moins naturel et plus compliqué.

Ses conditions sont peut être les mêmes que pour l'action ; mais il est certainement nécessaire qu'elles soient portées k un plus haut d<^ré. Il faut à l'inaction plus de dexté«rite, de persévérance, de décision. Quant à la prudence , je n*en parle pas ; parce que l'inaction est elle-même le dernier effort de la prudence, et qu'il n'y a guère à se dé-

fendre dans cette situation, que de sou excès.

Outre ses conditions, l'inaction politique

a aussi ses inconvéniens. Les principaux

DB L'IHACTION POLITIQUE. 4r3

sont la force qu'elle, ez^e, les eugageinens qu'elle implique i l'inoertitude de son opportunité.

Les lutteurs savent combien plus de force il faut déployer pour résister à son adver-saire, sans sortir du point où on s'est placé, que pour l'ébranler ou même l'abattre par des mouvemens rapides et réitérés.

Il n'y a point de soldat qui ne vous dise combien est moindre le courage qu'il faut pour se précipiter impétueusement sur l'ennemi, et combien plus grand celui qui est nécessaire pour essuyer froidement son feu sans y répondre et sans essayer de s'en garantir.

Toute fois cette force et ce courage ne sont utiles et dignes d'estime que par le résultat qu'ils se proposent. Si l'immobilité du lutteur ou du soldat ne les font pas vaincre , elle est insensée ; car c'est probablement elle qui fera qu'ils seront vaincus.

M GB4P1TBE TIL

Et il ne 8affit même pas de yaiùcre; il faut vaincre mieux et avec plus de fruit que ron n'eftt pu faire sans cela. Car autrement, à quoi bon ces manœuvres inusitëes> et ces périls plus grande qu^il n'était nécessaire d'en essuyer?

Aussi n'est-ce pas peu de chose dans la politique , que de bien choisir le moment où les expédiena étranges et rares doivent être substitués aux moyens plus connus et plus naturels. Gela engage plus et promet davantage. Il eat bien plus pernicieux de se tromper dans remploi de ces ressources factices que dans l'emploi de celles auxquelles les esprits sont accoutumés.

Vous vous épuisez alors pour revenir à ceUes-ci, et il n'est plus temps. Tout se retire de vous. On vous mesure les mépris et la résistance à vos témérités et à votre présomption.

D'autres inconvénient de l'inaction , c'est

DB L'nAcnoi POhnvtDE, hn

quelquefois d'être pris pour pins faible, ou moins courageux que l'on n'est. Il arrive alors que les ennemis s'enhardissent, et que les amis perdent confiance ; voilà un double mal. Le plus sûr remède que j'y trouve, est dans la réputation de celui qui a recours à cet expédient, laquelle fait, quand elle est de bonne nature, que personne ne doute de sa constance ou n'espère en sa lâcheté.

A côté des inconvéniens sont les avantages ; mais je les ai déjà indiqués.

Pour moi , toutes choses bien pesées et bien balancées , si j'étais homme d'opposition et de politique, j'aimerais mieux, je crois , avoir affaire à un gouvernement qui agit, qu'à un gouvernement qui se reposât et qui voulât prendre soii téu[/ps. Dieu aussi

est patient, et c'est ce qui ïait'qùié j'ai' «lit de crainte et de foi en ses jugemensl "'

oBAnrmB wm.

DBS QÙtJfB B'tftAT.

CfESiT un moyea extrême et irrégoUer de chwBger 00 d^ raffermir la cpustitution d'un État. C'est une. entreprise par laquelle on sort de la constitution, quelquefois pour n'y plus

( I ) Publié le 29 mai suiyatat dans WniverseL

BBS OOOPS D'AfSAT. A7

rentrer^ quelquefois au contraire pour y rentrer plus profondément et plus fructueusement. Tout ce qui altère la constitution n'est pas coup d'état; tout coup d'état n'altère pas la constitution.

Ily a eu dès coups d'états légitimes^et d'autres qui ne l'étaient point.

Il peut y avoir aussi des'coups d'étatS; légitimes par le but qu'on se propose, mais illégitimes par les mqyeas dont on se sert pour les accomplir. .

Un coup d^état peut-être légitime lorsqu'il

a pour but i'afferihissement de la constitution. }e dis seulement qu'il peut être , et non |(às qÂi^il est légitime, parce que cela dé^ pend encore du choix des moyens, et en outre d'une autre circonstance fort considérable^

savoil', que Quoiqu'il' soit légitime dé touver la constitution par un coup d'état , cela n'est pourtant véritable qu'à condition que

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laconstitation ne puisse pas être sauvée sans ce coup d'état.

Comme rien ne s'arrête dans le mouvement perpétuel des choses du monde > une constitution a beau être fondée sur un principe naturel et juste , cela n'empêche point qu'elle ne soit constamment poussée, par l'infatigable effort des passions et des intérêts, à s'écarter de ce principe en qui réside sa force et qui garantit sa conservation. A mesure que le temps avance, le funeste pro grès s'accélère; à mesure que le progrès s'accélère , la ruine de la constitution devient plus prochaine. Il faut bien qu'alors la constitution puisse être ramenée, par un eCfort rapide et contraire, à ce principe protecteur et vivifiant hors duquel elle se corrompt et périt. ,

II est très vrai que les constitutions ne peuvent quelquefois être ramenées à leur principe que par de^ coups d'état. Le plus

DM GOOM D^ÉtAT. 40

souvent elles peuvent l'être par des moyens pins simples et moins dangei^eux. Cela ne dépend pas seulement- d^s progrès qu'a faits la déviation ; mais encore des formes de la constitution, et du génie de ceux qui font l'entreprise. Les premiers exigent plus de résolution et de promptitude; les seconds plus de patience et d'habileté.

Les moyens sont illégitimes, même dans un coup d^état légitime, lorsqu'ils entreprennent sur Tordre régulier et habituel audelà de ce qui est strictement nécessaire pour exécuter le dessein qui fait que le coup d'état est légitime.

Gabriel Naudé a publié , au dix-septième siècle , un traité sur les coups d'état. Quand j'ai vu que ce qu'il trouvait de repréhensihle dans. la Saint Barthélémy , était seulement qu'on n'y avait pas assez tué et exterminé , j'avoue que le courage m'a manqué

60 ««ivnw vni*

pow «Uer plus lo Que peut-on apprendre eu (k) piM^iU Uvve»].

Uo coup d'éi^t p^tit ê\n liffAium y aras que fes «i4t6ur« soient née^swirenitet eMcu- •ablcn d'y avoit reeolirs. Ceia ariiveraiia'U avait été en leur pouvoir d'en prévenûr la néceisité, ^t qu'ils eussent négligé ou râfoaé de la prévenir» lia seratfnt ÎMgbcuaaUes d'avoir laissé venir la nécessité , et la nécessite venue, As seraient encore inexcusables de lui résister : triste et malheureuse condition d'un homme d'État !

Les coups d'état sont toujours illégitimes, quand ils ne sont entrepris que pour satisfaire l'ambition de ceux qui les exécutent, le n'en Modpte paMOnne : prinoes ^ gHMids , eu pauple»» il jaiporte peu.

Lee CiMips d'élUt aeat aussi die t^e covi-> mune ^ odieux et iUégâtiuea » qitind îIb otti panr ImX de i«nvera^ la cwistiÉutiom é^ Vtr* Uki.

DU CODfll D'iTM. 51

Toutefois cette règle «st comme la plupart de* autres 9 elle a ses exeeptiona qui la qùî^ firaoent, et Imi serrent de preate.

8i fiBe conatitafe^o illégitiaMi a été impo^ 8ée par usurjjation et par violefice) ott ue peut certainemerit pas condamner comme illégitime le coup d'état par lequel on entreprend de retourner à la constitution légitime. En France, la déclaration de St-^Ouen et

la Charte qui abolirent les constitutions de rSmpîre furent manifestement un coup d^état légitime.

SU se trouve qu^une consâtution contraiye à Vétat naturel du pays, y ait été accidenteHememt établie; comme /par exemple y une répubHi{ue t^lie^ aine naltion formée à là monarchies cfu une faion'irchié che^ true nation formée à la république , on ne peut oiepr que le t^ovp. d*état qui ,rét4bUt V ordre natiir^ f^t pépessMi^e , ae .SQitilég;î(imc. Il fi|t évîdeiMMnt légitMie en France , de détrqure

52 CBAPmB fUf.

la constitution de Tan III. Cela était légitime d'une légitimité naturelle et essentielle, plus forte encore que les légitimités légales et de convention, quelque puissantes d'ailleurs que soient celles-ci:

Les coups d^état ne sont pas tous aussi dangereux et aussi difficiles , ni aussi faciles et aussi peu dangereux que se l'imaginent tour à tour beaucoup de gens.

Ceux qui consistent dans l'emploi de la force effraient plus , et ont cependant quand ils ont été |>royoqués , moins de difficultés et de périls. Ils sont plus prompts et plus décisifs. T4es courages ordinaires suffisent d'ailleurs pour les entreprendre : tout le monde est propre à tirer i'épëe contre qui la tire.

Ceux qui consistent dans Temploi des moyens civils frappent moins les imaginations vulgaires , et sont toutefois bien plus

DBS COUP» D'éTAT. 53

périlleux. La èaase en est plus obscure , la justice plus contestable, la combinaison plus compliquée , la préparation plus hasardeuse , Tezécution moins complète , les retours plus prochains et plus naturels. Us exigent un courage plus persévérant et plus réfléchi ; une habileté courageuse , un courage habile ; le courage et l'habileté du petit nombre.

Trois choses indépendamment de son but, sont à considérer dans un coup d'état : la nécessité , la nécessité reconnue , et le succès.

Il ne suffit point que le coup d'état soit nécessaire , de cette nécessité latente et secrète qui se révèle quelque fois à un petit nombre d'esprits par des signes douteux et presque insensibles. Il ne faut rien moins qu'une nécessité manifeste , éclatante^ vulgaire, qui persuade et subjugue par l'évidence de sa réalité. Par la nécessité , on acquiert, le droit d'entreprendre-, par la con-

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