LES FEMMES DAIA L'ADVERSITE
Mais voicî d autres couy^ils : enfonce^ vous courageu9emeat dans Tétude de cette philosophie salutaire et sainte qui jaouB a été donnée de Dien, et qui le mootre si bien. Vous savez la religipn » dites-^vous. I^uUement. Il vous In faut apprendre autirf^ieBt et pour de nouvelles fins^ SUe vou9 prescrivait le bon emploi des richesses^ il faut maintenant qu'elle vous explique les profits de la pauvreté : elle vous aidait à diriger vos désirs ; il faut qu'elle vous enseigne à n'en plus avoir : elle vous exhortait A ne pas abuser des choses; elle vous montrera à n'user d'aucune. Vous saviez par elle la modération, le désintéressement, la pîlsé; il s'agit désormais qu'elle voqs fasse bavoir la résignation , l'humilité , la constance. Il lui reste à vous déeoavi^r la meilleure part 4e ses préceptes et de ses conseils ; car les heureux ont peur de la religion qui les condamne ou q<Bii les contraint. Aussi l'ignorent-
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ils autant qu'ils la craignent. La vraie école de la religion c'est le malheur.
Faites plus, et sans abandonner tout-àfait ces gracieux et friTole& arts de la Grèce, que les nobles dames de Rome- jugeaient néanmoins malséans pour elles , appliquezvous à mieux connaître votre nation et votre pays, afin de vous y attacher plus étroitement et avec plus de conviction. Sachons au moins c^'oà nous sommes venus, et comment la fortune et le temps nous ont faits tels que nous voilà.
Les maux présens vous paraîtront plus légers quand l'étude du passé vous aura fait voir à quelles conditions a été soumise la vie des peuples. Les affaires du jour vous sembleront moins fastidieuses et moins confuses quand vous çn aurez obsené , dans les temps antérieurs 9 l'origine et l'enchaînement.
L'histoire réduite à quelques dates et à
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quelques noms -n'est plus de l'histoire. Ces vieux siècles que vous franchissez dédaigneusement ne sont si arides que parce qu'on leur ôte , à force de les resserrer, tout leur mouvement et toute leur vie. Cherchez de plus laides et plus fidèles peintures , oti ces grands^aits d'autrefois aient gardé leur caractère et leurs proportions. Vous deman-» dez de sages enseignemens ? ib en sont prodigues; des émotions? elles y abondent; do l'intérêt? il y est puissant; N'écoutez plus ces rebutantes et sèches leçons qui ne sont propres qu'à dissuader d'apprendre ce qu'elles affectent d'enseigner*
Je ne vous veux point savantes de cette poudreuse et creuse science qui n'est bonne à rien. L'ignorance vaut mieux, qui sert tout autant et n'est pas si vaine. Mais de oc savoir positif et essentiel, qui redresse' et fortifie le cœur, qui découvre le secret des choses qu'on voit, et quelquefois le remède
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et la fin des maux qu'on subit ; de colui-là je vous en voudrais d'amples mesures. Et si les malheurs généraux qui vous en feraient sentir le besoin vous persuadaient aussi d'y pourvoir, un Jour viendrait, sans faillir, que vous auriez sujet de leur rendre grflces. Les femmes ont un rôle publia, une sorte de magistrature et d'o£Eice dans les temps de calamité. Leur pa](S les compte alors pour ce qu'elles sont » et s'étonne de la puissance inaccoutumée qu'il leur voit subitement exercer. Elles peuvent d'autant plus qu'on peut moins contre elles. Elles se fent suivre et admirer dans ces temps. Ces temps sont les l^urs. Dans les autres elles n'ont, ou peu s'en faut » rien à faire : elles n'ont qu'à se faire aimer, chose qui va de soi-mâme e% sans soins.
cmAnrmm si.