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trèS'-exactemeiit iastruite de 8a beauté, et d'ailleurs bon juge en ce point » de qui le merveilleux accord de ses traits ne m*eât fait attendre que toute perfection et toute bannonie, passer indifTéremmenty et sans les comprendre , devant ces autres beautés non moins étonnantes qu'enfantent les arts !
Quelle idée pourrais-je avoir de cette âme, de cet esprit , de ces organes mêmes et de ces sens? Par où mon intelligence communiquerait-elle avec celle-là? Comment m'entendrait-elle , moi vulgaire et simple , si' le génie lui-même ne s'en fait pas écouter? Qu'y a-t-il là autre chose qu'une ébauche de beauté y un simulacre de formes humaines, un essai de vie?
Quelle estime veut-on que je fasse, dût l'exquise régularité de ce visage être eocore plus correcte et exquise, quelle estime d'une feoime en qui n'aurait été mise qu'une moi-.
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tié d'ftme et de vie , et que n'auraieot fait tressaillir ai la Thérèse de Gérard, ni la Madeleine de Canova t ni le Proscrit de Guérin l
Quoi I ce I^oscrit lui-même ne lui a rien dit, elle femme! Aucun souvenir, aucun pressentiment, aucune pitié! Nul proscrit réel et vivant, dont cette terrible fiction de proscrit lui retrace les dures souffrances! Aucune pensée d'exil! Pas une larme seulement pour ceux à qui la fortune inflige ce mortel supplice! Point de malédictions pour ces fatales et téméraires discordes qui vous retranchent de votre famille, qui rompent pour vous avec vos amis , qui vous interdisent la patrie, et, pour ainsi dire, le feu et Teau! Elle ne voit donc pas cet isolement qui accable, ces regrets qui rongent le cœur, ces vœux toujours plus ardens qui épuisent quoiqu'ils ne s'épuisent point? Elle ne voit donc pas ce malheur, ce désespoir, ces an-
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goisses? Non; et que lui demandais-je? elle ne voit rien I
Oh! qu'elle me semble moins belle et qu'il s'en faudrait de peu que mon œil dés» abusé ne la confondit avec ces femmes de pierre et de marbre, dont l'admirable création n'est pour elle que du génie perdu !
Le goût des arts , qui n'est d'abord qu'un instinct confus , une indécise et vague disposition de nature , se développe progressivement, et acquiert, parles épreuves qu'il fait de lui-même, plus d'étendue , d'élévation, de justesse et de pureté. Il s'instruit de sa joie, et se fortifie dans ses plaisirs.
Puis, quand il a atteint cette exquise délicatesse de discernement et de choiz^ sans laquelle il ne serait point; quand il en est venu à l'intelligence du vrai, du simple, du naturel, du profond, voilà qu'il sort, pour ainsi parler, de lui-même, et que, non content du bonheur qu'il trouve à la contem-
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platioa des choses qui relèvent en effet de lui, il se mêle et s'empreint» comme à votre insu, à toutes les autres. Il est de vos études, de vos affaires , de vos délassemens , de toutes vos actions. Il entre €t se fait reconnaître dans vos plus commnnes pensées, dans vos plus Bamiliers entretiens, dans vos monv^nenS) dans TOtre maintien, duns les inflejdons de votre voix, dans tontes vds façons de sentir et d'être. Votre coquetterie même prend conseil de lui , et autant en lait votre ostentation. C'est Ini qui décide de votre parure, et par qui sont réglés les arrangemens et les magnificences de votre maison. U vous donne T universelle habitude de la décence, de la simplicité, dis la gt&ce. Il répand nn vous une élégance sans alCectation 'et sans reckeidie', ^ui cnvieloppe votre vie entiéw, ^ ne vous quille pour quoi qne ce soitw Le ^ût, c'«8t le jugement. Le fpoAt, qui rectifie resprit, nedvesK k vse.