‹ Pensées de Bacon, Kepler, Newton et Euler sur la religion et la moraleChapitre 50 sur 83 · MIRACLES OPERES PAR DIEU EN FAVEUR DE SON PEUPLE · texte numérisé non relu

MIRACLES OPERES PAR DIEU EN FAVEUR DE SON PEUPLE

Il n'est rien de plus grand que la vraie religion et que l'Église sa gardienne perpétuelle; aussi Dieu, très bon et très grand, change-t-il, en faveur du peuple qu'il avait fait entrer le premier dans son Église, l'ordre accoutumé de la nature et arrête le cours du soleil, prolongeant ainsi les heures du jour et chassant la nuit afin d'achever la victoire de Josué, le chef d'Israël.

Plus tard, après avoir, par les paroles du prophète Isaïe, ranimé le courage d'un prince de ce même peuple, du pieux Ézéchias demandant la santé. Dieu n'hésite pas, pour lui donner une preuve que sa prière est exaucée, à faire rétrograder l'ombre sur le cadran d'Achaz :

miracle contraire à la nature et capable d'étonner toutes les nations. Ce prodige donne à Isaïe toute l'autorité dont l'Église avait besoin pour faire croire d'une véritable foi les prédictions vraiment divines, si nombreuses et si expresses, de ce prophète louchant le futur Messie. Au moment même où le chef de l'Église, notre Roi et Seigneur Jésus-Christ, expiait par une mort ignominieuse les péchés du genre humain, Dieu ne trouva ni dans le ciel, ni sur la terre, de miracle plus frappant, de signe plus capable d'inspirer l'épouvante, que d'éteindre au milieu de la clarté des cieux, dans un moment où s'y refusait la nature, que d'éteindre la lumière même du jour, ce qui de toutes les choses horribles est certainement la plus horrible.

(De nova Stella, cap. xxvii, p. 196.)

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