REGLES
ment en Jésus-Christ.... Mais remarquez soignensement que, par ces mots, dltes-Ie à l'Eglise^ onne doit point entendre qu'il faille le reprendre publiquement, en présence de tout le monde, et même des étrangers, ainsi qu'il arriveroit si lacorrection étoit faite dans un sermon.
La raison en est, i°. que ce procédé répugne à la charité, et devient véritablement un châtiment, puisque par-là on procure, non un bien, mais un mal , à la personne qu'on reprend de la sorte. Eu effet, et nous l'avons déjà fait observer, si quelqu'un ne veut pas se corriger d'une faute qu'on a fait connoître à ses amis, il ne s'en corrigera pas davantage dansla suite, quand on la fera connoître encore aux étrangers : bien loin de là, ayant perdu, par cette diffamation, le frein de la pudeur qui pou voit le contenir encore, il n'en deviendra que plus hardi à commettre les mêmes fautes.
La seconde raison est tirée des paroles qui suivent immédiatement les premières: et sHl n'écoute pas l'Eglise i quil soit à votre égard comme un païen et un publlcain, c'est-à-dire, ne le comptez plus au rang de ceux avec qui la confoi mile de la foi vous a fait contracter une amiiié particulière, et aiiissez-en avec lui con)me avec un étranger et un inconnu : mais il ne nous est pas ordonné par-là même de le poursuivre comme un ennemi. Les premiers disciples de Kotre-Scigneur ne faisoient point profession de haïr les