G TITRE
X'eût-elle aucun avantage pour la science et l'instruction, la foi en aurait un immense pour la moralité universelle, en maintenant les esprits intérieurs dans les sentiments de docilité et de subordination, qui sont en eux une vertu, un devoir, un moyen de repos pour leur vie, une condition indispensable à leur bonheur et à la sorte de mérite qui les peut honorer.
La vertu n'est pas une chose facile ; pourquoi la religion le serait-elle ?
LXXXVIIl.
Il y a une grande différence entre la crédulité et la foi : l'une est un défaut naturel de l'esprit, et l'autre une vertu; la première vient de notre extrême faiblesse; la seconde a pour principe une douce et louable docilité, très-compatible avec la force, et qui lui est même très-favorable.