‹ Pensées de M. Louis VeuillotChapitre 109 sur 216 · La justice n'opprime pas le droit , elle le pro · texte numérisé non relu

La justice n'opprime pas le droit , elle le pro

tége; elle ne blesse pas la conscience, elle la soulage. Ce sentiment de la justice dans l'âme humaine est un des traits de la ressemblance de Dieu. C'est par là que les sociétés se soutiennent et se sauvent. Le christianisme ne s'est pas maintenu dans le monde seulement parce qu'il est une religion d'amour, mais parce qu'il est aussi une religion de justice; et c'est parce qu'il est une religion de justice qu'il est une religion d'amour. (14, p. 82.)

508. — « Jésus descendit avec Marie et Joseph, et il leur était soumis. » C'est une des paroles qui soutiennent l'autorité humaine. Soumis à l'autorité paternelle, soumis dans les plus humbles travaux , soumis trente ans! (1, p. 110.)

509. — Pour servir dignement un Dieu parfait, il ne faut que lui obéir. (36, p. 369.)

510. — Joseph est averti en songe qu'Hérode cherche l'enfant pour le faire mourir. Il ne demande pas pourquoi cet enfant merveilleux, à qui de si grandes destinées sont promises, doit fuir pour échapper à la mort. L'Évangile est une leçon d'obéissance. Marie est mère par obéissance ; Jésus est né pour être obéissant jusqu^à la croix; Joseph obéit. Rien n'indique qu'il ait connu le mystère de cette fuite; obéir, c'est savoir. 11 se lève aussitôt. Il demeure soumis, et ne se plaint pas.

511. — Perinde ac cadaver! Celui qui a prononcé cette parole savait ce qu'il disait, et il importe peu que les gens de littérature s'amusent de ce qu'ils ne peuvent comprendre. Nous rirons d'eux à notre tour, s'ils pensent que leurs moqueries vont nous faire abandonner une maxime qui est la recelte avec quoi se font les saints depuis dix-huit cents ans. (5, p. 509.)

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