‹ Pensées de M. Louis VeuillotChapitre 129 sur 216 · Depuis près d'un siècle les peuples sont le · texte numérisé non relu

Depuis près d'un siècle les peuples sont le

jouet d'une immense et grossière supercherie. On les a garrottés et dépouillés en leur promettant la liberté et la richesse ; sous prétexte de les émanciper, on leur a donné des armes pour ravager leur propre héritage. (31, p. 367.)

607. — {Un homme d^ ordre à un révolutionnaire :) Quand Dieu a puni le blasphème, il écoute la prière: il pardonne au coupable en faveur de l'innocent. Vous traverserez le monde, vous n'y régnerez point. Si l'épée ne peut vous abattre , une fronde vous abattra ; et si la fronde manquait comme l'épée, Dieu saurait encore humilier votre orgueil et constater votre ignominie. Ne parlez plus de règne et d'empire. Vous ne deviendrez pas des législateurs , vous resterez des bandits. (31, p. 144.)

608. — Il y a dans le monde une chose qu'on appelle la Révolution. M. de *** lui donne un siècle d'existence; elle est plus vieille! C'est une chose trèsdiverse en ses tactiques , parfaitement la même en ses œuvres. Son nom nous dit ce qu'elle est : il signifie renversement.

Or, comme dans le monde il n'existe qu'une seule construction définitive, à savoir la sainte et unique Église catholique , il n'y a aussi qu'un but aux efforts de la révolution. Elle aspire à renverser cet édifice divin. Elle ne veut pas moins ; plus serait inutile. Une fois l'Église arrachée de la terre, la destruction y sera souveraine et organisée. (34, p. 8.)

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