‹ Pensées de M. Louis VeuillotChapitre 190 sur 216 · VIII. CROISADES · texte numérisé non relu

VIII. CROISADES

876. — Par les croisades, l'Europe fut sauvée , nonseulement de l'islamisme, mais d'elle-même. Elle était pleine de troubles, de factions, de révoltes; dévorée de sectes antisociales. Il y a des plaies dont on ne peut guérir les peuples qu'en précipitant leur énergie vers de glorieux périls. Ce torrent de mauvaises passions devint le fleuve des croisades, qui , roulant beaucoup de fange et beaucoup d'or pur, alla se tarir sur la pierre du saint Sépulcre, après avoir creusé entre l'Europe et l'Orient un abîme que l'islamisme n'a pas franchi. (10, p. 444.)

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