IV. NOTRE RELIGION EST DIVINE
70. — Si la multitude des adversaires , même des adversaires de bonne foi, pouvait écraser la vérité , il y a longtemps que ce serait fait. Mais Dieu a mis en elle une force invincible. Pour être victorieuse, il ne lui faut qu'un petit nombre de cœurs fermes qui ne la renient pas et qui sachent la confesser, quand l'occasion le requiert, ou seulement se présente. Alors, plus aisément qu'on ne le croirait, elle obtient raison et de la fausse logique et de la fausse science, elle finit par arracher les erreurs les mieux enracinées.
Enfin , comme la vérité a sa vigueur secrète , le mensonge a ses secrètes infirmités. Il n'est pas vraiment savant. Toute son audace l'abandonne, lorsqu'il se sent connu et qu'il voit qu'on lui rit au nez. (14, p. 495.)
71. — Durant les trois siècles de persécution , le christianisme n'a pas seulement résisté aux supplices et aux dérisions, mais aussi à la faveur. S'il avait consenti à n'être qu'une philosophie, on ne demandait pas mieux; il montait sur le trône avec Marc-Aurèleou avec Adrien. (22, p. 12.)
72. — On voit des églises, un sacerdoce, un culte, des institutions et des œuvres sans nombre; on voit que tout cela a été radicalement détruit, il y a un demi-
siècle , dans l'Europe entière ; on a vu tout cela renaître; et on admet que tout cela repose sur un fondement d'impostures et de crimes; que tout cela renaît, vit et se développe en dehors de l'action de Dieu. (12, p. 428.)
73. — C'est une espérance de voir tout ce qui vit , tout ce qui résiste, tout ce qui grandit pour le bien, vivre, subsister et grandir sans secours, par la seule et unique force du bien, à côté de tant de préjugés furieux. La religion, qui n'a que peu de journaux, et dont les enfants les plus zélés sont divisés entre eux par des opinions contraires , est cependant assez forte pour soutenir la lutte, avancer et gagner du terrain. Elle fait des conquêtes partout; on n'en fait plus sur elle; et si parfois les passions lui ravissent un combattant de marque , le monde est tout étonné de voir qu'elle n'en est point affaiblie. Les traits qu'on lui lance tombent sans force à ses pieds, et il n'en arrive pas qui n'arme tout aussitôt dans ses rangs un vengeur. A l'ombre de sa bannière viennent continuellement se ranger des soldats inattendus; et s'il en est qui soient plus pressés de souffrir et de mourir pour elle, ce sont les heureux transfuges qui combattaient hier chez l'ennemi. (5, p. 40.)
74. — Ce qui a été de Dieu une fois, est de Dieu toujours. Ce qui pendant dix-huit cents ans, à travers la mobilité perpétuelle de l'homme et de la vie, a été la vérité, est à jamais la vérité. (21 , p. 234.)