IX. DES PERSÉCUTIONS QU'ON FAIT SUBIR AUX RELIGIEUX
269. — L'aubergiste veut vendre l'hospitalité, le médecin veut vendre la guérison, le professeur veut vendre la science, l'homme de loi veut vendre la concorde el mettre un impôt sur le bon droit, l'écrivain veut vendre le sophisme, le baladin veut vendre le repos et le délassement. Autant d'implacables ennemis pour les hommes d'abnégation, de charité, de paix, d'austérité qui se consacrent, pour l'amour de Dieu et de l'humanité, au soin des malades, à l'instruction des pauvres, qui recommandent d'éviter les disputes, qui éteignent les procès, qui dirigent les âmes dans les voies du bien et qui font de la prière et du devoir les plus grands, les seuls plaisirs de l'homme élevé jusqu'à la connaissance de son Créateur. (28, p. 137.)
270. — La liberté des cultes bien entendue, c'est que, moyennant l'approbation de l'Église, chacun puisse servir Dieu de la façon et sous l'habit qui lui convient, s'engager suivant la pente de son cœur sous la règle de saint Dominique, sous celle de saint Benoît , sous celle de saint Bruno, sous celle de saint Ignace, sous celle de saint Vincent de Paul, également saintes, également salutaires à ceux qui les prennent, également secourables à l'humanité, également faites pour procurer l'avancement des âmes dans celte voie ardue qui mène au ciel. Nous ne sommes pas libres, si nous ne pouvons pas nous dévouer à la prière, à. la retraite, au silence,