‹ Pensées de M. Louis VeuillotChapitre 61 sur 216 · QUATRIÈME PARTIE. i M · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. i M

aux bonnes œuvres, à l'ardeur de la pénitence et du repentir; nous ne sommes pas libres, si nous ne pouvons pas fuir la mêlée des passions humaines, et, fatigués du combat, employer le reste de nos jours à prier Dieu pour ceux qui nous ont blessés. (5, p. 53.)

271. — Les décrets contre les congrégations religieuses nous atteignent tous tant que nous sommes, enfants de l'Église catholique; car il n'est pas un de nous que la vocation divine ne puisse appeler demain dans quelqu'une des sociétés proscrites ; il n'est pas un de nous qui ne soit outragé dans la personne de la sainte Église notre mère. C'est elle , c'est l'Église qui a établi , qui recommande à notre respect et à notre amour les pieuses institutions que l'on voudrait voir abolies.

En proscrivant des religieux, vous proscrivez vos frères, vos concitoyens; vous les obligez à fuir le sol de la patrie, sans pouvoir leur reprocher d'autre crime que d'avoir consacré leur vie au service de Dieu et du prochain. En les condamnant à l'exil, vous frappez un grand nombre de familles, vous frappez tous ceux qui les aiment. Vous nous frappez, nous catholiques, qui regardons leur proscription comme une atteinte portée à la liberté de la religion. ( 7, p. 266.)

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