‹ Pensées de M. Louis VeuillotChapitre 63 sur 216 · Que nous importent, nous disaient ces · texte numérisé non relu

Que nous importent, nous disaient ces

RR. Pères Jésuites, toutes ces entreprises de nos ennemis? Le problème que les révolutionnaires se donnent à notre égard n'est pas petit : c'est de savoir comment ils ruineront des gens qui n'ont rien, et comment ils empêcheront des hommes qui ont voué leur obéissance à Dieu de faire la volonté de Dieu. En nous dépouillant ils nous mettent dans la perfection de notre état ; en nous chassant ils nous signifient que Dieu nous impose l'épreuve de l'exil ; en nous donnant la mort, ils nous donnent la couronne que nous demandons à la vie. c( Ils nous ôtent la joie de leur faire du bien, et ils froissent nos cœurs dans les affections si fortes qu'inspirent toujours l'Église et la patrie. Mais l'espérance, ils ne nous l'ôtent pas , ni la douceur d'offrir nos souffrances pour leur salut. » ( 20, p. 72.)

280. — Quant aux affronts et aux avanies, quant aux souffrances et aux déchirements de toutes sortes, c'est la croix; et notre état, à nous Jésuites, est de porter la croix. Nous sommes la compagnie de Jésus , la compagnie du crucifié; nous le savons , nous l'avons voulu. Nous portons cette infirmité de plus que les autres hommes, la qualité de Jésuite: qualité qui attire les pierres, les fouets, le glaive. Quand tout cela vient, nous n'avons pas le déplaisir de la surprise.

Mais tout cela ne vient pas tout seul. « Le monde voit la croix, dit saint Bernard, il ne voit pas l'onction.» Jésus-Christ fait bien aussi quelque chose pour nous. (20, p. 74.)

281. — Mon R. Père, écoutez ce qu'on écrit. — Mais, cher fils, cela nous est promis. Jésus -Christ nous l'a dit : Vous serez un objet de haine à tout le monde a

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