XIV. GRACE
357. — Selon que je veille à la pureté de mon cœur, ou que j'en néglige le soin. Dieu y vient, ou s'en éloigne; il occupe dans nos cœurs la place que nous lui faisons; plus nous en chassons de convoitises, plus il y est ferme et durable ; lorsque par un vrai repentir, un vrai désir de mieux l'aimer, une confession sincère, une soumission pleine et complète, nous lui abandonnons entièrement cette demeure qu'il s'est choisie en nous créant, sa promesse ne trompe point : il y vient tout entier. (25, p. 95.)
358. — Voici l'histoire ordinaire de nos bonnes résolutions, tant que nous ne demandons pas aux sacrements la grâce qui les affermit. Un sursaut de la nature emporte la règle fragile que nous avons la présomption de nous imposer nous-mêmes ; des sophismes insensés et imprévus viennent la dissoudre. Nous sommes aussi habiles à nous donner des raisons pour mal faire, qu'impuissants à suivre et quelquefois à voir l'évidence du bien.(44, p. 573.)
359. — Lorsque Jésus est interrogé ou sollicité par l'incrédulité, la vaine curiosité ou l'orgueil, ses réponses sont quasi énigmatiques , les refus mêmes lui sont ordinaires. Aux simples il parle clairement; il leur accorde les grâces qu'ils demandent. (1, p. 138.)
360. — Ohl que Pascal avait raison, dans cette parole retenue de quelque saint: Metlez-vous à genoux.
prenez de l'eau bénite , récitez le cliapelet , en un nnot ahêtissez-vous ! c'est-à-dire, mettez bas la superbe de votre esprit, faites acte d'humilité, placez-vous par un héroïque effort dans cet abaissement qui plaît à la miséricorde divine, et qui attire comme invinciblement la grâce; car sans la grâce vous n'irez qu'aux ténèbres, et vous n'arriverez qu'à Tendurcissement. (10, p. 42G.)
361. — Dieu convertit ceux qui n'ont pas reçu la lumière, mais il punit ceux qui l'ont éteinte. (9^