‹ Pensées de M. Louis VeuillotChapitre 81 sur 216 · XV. HOMME · texte numérisé non relu

XV. HOMME

362. — Dieu, l'intelligence souveraine et parfaite, n'a créé l'homme autrement que par amour, ni pour lui demander autre chose que l'amour. Toute autre explication diminue Dieu, le fait inférieur à l'homme par la justice et la bonté , le montre impuissant au milieu de cette création qui est son ouvrage. (l,p. 31.)

Gréé par amour, pour connaître et aimer parfaitement l'auteur de son être, l'homme a reçu le complément sublime de la liberté. Avec la liberté, il combat, il mérite, il a quelque chose à lui pour s'élever à l'amour de Dieu , pour récompenser Dieu de lui avoir donné l'être.

Par la liberté aussi, l'homme peut s'éloigner de Dieu, se séparer de lui, le nier. Il a ce choix. Comme dernière marque de sa toute-puissance Dieu a donné à l'homme la liberté de le nier.

Non libre, l'homme n'eût point péché. Dieu n'eût point été offensé. D'une créature sans liberté. Dieu n'eût pas exigé la plénitude de l'amour. Ce qui constitue le don, c'est le pouvoir de refuser. (1, p. 31.)

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