LES ÉDITIONS
Pascal : « Qu!il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature, et que de ce petit cachot où il se trouve logé (j'entends l'univers) il apprenne à estimer la terre, les royaumes, les villes et soi-même, son juste prix. ))
Pascal: « Qui blâmera donc les chrétiens de ne pouvoir rendre raison de leur créance , eux qui professent une religion dont ils ne peuvent rendre raison ? Ils déclarent, en l'exposant au monde, que c'est une sottise, stullitiam^ et puis vous vous plaignez de ce qu'ils ne la prouvent pas ! S'ils la prouvaient, ils ne tiendraient pas parole : c'est en manquant de preuves qu'ils ne manquent pas de sens. Oui; mais encore que cela excuse ceux qui l'offrent telle, et que cela les ôte du blâme de la produire sans raison, cela n'excuse pas ceux qui la reçoivent. »
Pascal : u Nous connaissons la vérité non-seulement par la raison, mais encore par le cœur. »
Pascal : u Oui, mais il faut pa rier, cela n'est pas volontaire; vous êtes embarqué ; lequel prendrez-vaus donc? voyons, puis-
Port-Royal: « Qu'il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature, et que de ce que lui paraîtra ce petit cachot où il se trouve logé, c'est-à-dire ce monde visible^ il apprenne, etc. w
Le père Desmolets : « Qui blâmera donc les chrétiens v'e ne pouvoir rendre raison de leur créance, eux qui professent une religion dont ils ne peuvent rendre raison ? Ils déclarent, au contraire, en l'exposant aux Gentils, que c'est une folie, stullitiam.
Et puis vous vous plaignez de ce qu'ils ne la prouvent pas ! S'ils la prouvaient, ils ne tiendraient pas parole; c'est en manquant de preuves qu'ils ne manquent pas de sens. Oui; mais encore que cela excuse ceux qui l'offrent telle qu'elle cst^ et que cela les ôte du blâme de la produire sans raison, cela n'excuse pas ceux qui, sur l'exposition qu'ils en font, refusent de la croire, Reconnaissez donc la vérité de la religion dans l'obscurité de la religion, dans le peu de lumières que nous en avons, dans l'indifférence que 7ious avons de la connaître. »
Port-Royal : u Nous connaissons la vérité non-seulement par raisonnement , mais aussi par sentiment et par une intelligence vive et lumineuse. »
Port-Royal : Oui ; mais il faut parier; cela n'est point volontaire : vous êtes embarqué, et ne parier point que Dieu est, c'est
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qu'il faut choisir, voyons ce qui vous intéresse le moins. Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à dégager ; votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir, Terreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, puisqu'il faut nécessairement choisir, en choisissant l'un que l'autre. Voilà un point vidé ; mais votre béatitude ?
Pesons le gain et la perte : en prenant croix que Dieu est, estimons ces deux cas ; si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter.
Cela est admirable. Oui, il faut gager, mais je gage peut-être trop.
parier qu'il n'est pas.
prendrez-vous donc ?
Lequel
Pesons le gain et la perte en prenant le parti de croire que Dieu est. Si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Pariez donc qu'il est sans hésiter. Oui, il faut gager, mais je gage peut-être trop.
Les changements de ce genre qui forment souvent de véritribles contre-sens se rencontrent à chaque ligne. Il en est de même des retranchements et des additions^ et il faut certes que le génie de Pascal ait été bien grand, pour que de semblables profanations en aient laissé transpirer quelque chose. Mais ce n'est point tout encore. Port-Royal, Bossut et les autres éditeurs ont, en bien des endroits, interverti Tordre même de la pensée de Pascal, soit en rapprochant des morceaux qui devaient évidemment rester séparés, soit en en séparant d'autres qui se trouvaient comme attachés par la force môme de Tidée; de plus, ils ont négligé de recueillir un grand nombre de fragments tout aussi importants que ceux qu'ils avaient édités. Il résulte donc de tout cela, qu'on peut, à bon droit, regarde: :omme très-fautives les éditions des Fensces antérieures au rapport de M. Cousin, rapport dont Tobjet est avant tout de démontrer la nécessité d'mie édition nouvelle.
La publication de M. Cousin fit dans le public une sensation très- v i \ e , e t so ule va une pulé n i i ( j v ( • i 1 1 té \ essante . M . Sain le-
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Beuve^ tout en reconnaissant combien les anciennes éditions étaient défectueuses, s'attacha cependant à atténuer la gravité des reproches qu'on adressait aux éditeurs de Port-Royal.
c( Il y aurait beaucoup à dire en leur faveur, écrivait-il en 1844 ^, à leur décharge et à titre de circonstances très-atténuantes. On le sait, la paix de VÉglise venait d'être conclue 5 les Ai-naud, les Nicole, les Sacy sortaient à peine de la retraite ou de la prison. On leur propose de s'occuper des papiers de Pascal mort depuis quelques années, et d'en tirer quelque chose d'utile, d'édifiant, de digne d'être offert à rÉglise d'alors et aux fidèles, un volume enfin qui puisse être montré aux amis et aux ennemis. On forme un comité d'amis; le duc de Roannez est le plus zélé pour la mémoire de son cher Pascal, mais il ne prend rien sur lui, quoi qu'on ait pu dire, et c'est M. Arnaud, c'est M. Nicole et autres experts qui tiennent le dé. La famille Périer était bien d'avis de retrancher, de modifier le moins possible : l'intérêt de famille se trouvait d'accord en ce cas avec l'intérêt littéraire ( ce qui est si rare ) ; mais il y avait d'autre part des considérations puissantes, invincibles, les approbateurs à satisfaire, l'archevêque à ménager, la paix de VÉglise à respecter loyalement. C'est merveille, en vérité, qu'entre tous ces écueils, en présence de cette masse de papiers très-peu lisibles, de ces pensées souvent incohérentes, souvent scabreuses , on ait, du premier coup, tiré un petit volume si net, si lumineux, si complet d'apparence, et qui, même avec une ou deux bévues ( pour ne rien céler ), triompha si incontestablement auprès de tous. On a beau dire après coup sur l'exactitude littéraire, il y avait ici une question de fidélité bien autrement grave et qui dominait tout, et cette fidélité fut respectée des premiers éditeurs. »
Aujourd'hui que les motifs qui avaient guidé les premiers éditeurs n'existent plus, la question d'exactitude subsiste tout entière, et il reste acquis à l'histoire littéraire: 1° que les morceaux de Pascal désignés sous le nom de Pensées doivent être considérés comme les fragments de l'apologie du
1 lievue des Deux Mondes ^ l«' juillet I8i4.
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cnristianisme^ dont ce grand écrivain développa le plan à ses amis quelques années avant sa mort; 2^ que pour laisser à ces ébauches magnifiques leur signification première, il faut les dégager d'un assez grand nombre de fragments auxquels on les a longtemps mêlées, et qui, pour être de Pascal, n'en sont pas moins étrangers au plan général de l'apologie ; 3° que le seul texte authentique des Pensées est celui du manuscrit autographe. Ce sont ces principes incontestables qui ont dirigé les deux derniers éditeurs MM. Faugère et Havet.
Le travail de M. Faugère, le plus ancien en date, a paru en 1844, sous ce titre : Pensées, fragments et lettres de Biaise Pascal j publiés pour la première fois conformément aux manuscrits originaux en grande partie inédits. Faire connaître Pascal tel qu'il est dans le manuscrit autographe, tel est le but que s'est proposé M. Faugère ; et ce but, en ce qui touche la parfaite exactitude du texte, M. Faugère Fa complètement atteint : a Nous avons voulu, dit-il, que notre édition pût tenir lieu des textes manuscrits de Pascal, et particulièrement du manuscrit autographe. Nous avons lu, ou plutôt étudié ce manuscrit, page à page, ligne à ligne, syllabe à syllabe, du commencement à la fin, et sauf un certain nombre de mots, que nous avons soin d'indiquer comme illisibles, il est passé tout entier dans notre édition. »
Pour peu qu'on ait étudié le manuscrit de Pascal, on comprend tout ce qu'il a fallu de patience et de dévouement pour reproduire avec l'exactitude d'un fac-similé ce volume dont la lecture présente des difficultés presque insurmontables, tant pour Fécritm^e en elle-même, que pour les renvois et les surcharges dont il est rempli ; et, pour être juste, nous devons dii e qu'on n'a point tenu suffisamment compte à M. Faugère du service éminent qu'il a rendu aux lettres, car si M. Cousin le premier a signalé la défectuosité de l'ancien texte, on peut dire aussi, avec M. Sainte-Beuve, que c^est grâcç à M. Faugère que le public a reconquis le premier Pascal.
La question du texte une fois résolue, restait la question d'arrangement, et celle-ci, il faut le reconnaître, laissera
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toujours quelque chose h désirer, parce qu'elle sera toujours forcément arbitraire. M. Faugère s'est tout à fait écarté de Tordre adopté soit par Port-Royal soit par Bossut, et il a tenté, d'après diverses indications du manuscrit autographe, de rétablir les Pensées dans Tordre qui lui a paru le plus conforme aux intentions de Pascal. Dans cet essai de reconstitution, il a fait preuve de beaucoup de sagacité ; mais Tordre qu'il a suivi s'écarte tellement de toutes les éditions précédentes, que le public s'est trouvé, qu'on nous passe le mot, comme dérouté par cet arrangement tout à fait nouveau. Aussi M. Havet, qui a publié, en 1852, une nouvelle édition des Pensées, a-t-il cru devoir s'en tenir à la classification de Bossut, c'est-à-dire à celle à laquelle le public est depuis longtemps habitué. Cette classification, d'ailleurs, quand on Ta dégagée de certaines interpolations et de certaines divisions arbitraires, nous a paru se rapprocher assez exactement du plan général développé par Pascal à ses amis, et nous avons cru devoir la maintenir en bien des points, en reconnaissant que quel que soit le rangement qu'on adopte, il est fort difficile, et pour ainsi dire impossible, d'être strictement méthodique ; car il est évident que si Pascal a écrit certains morceaux avec l'intention de les rattacher à telle ou telle partie de son plan, ii en a écrit beaucoup d'autres sans aucune idée de classification arrêtée à l'avance. Ceci posé, voici, pour Tédition que nous présentons au public, la marche que nous avons suivie. Voyons d'abord ce qui concerne les Pensées :
1° Nous avons séparé, comme Ta demandé M. Cousin et comme Tout fait MM. Faugère et Havet, tous les opuscules qui ne font point partie du manuscrit autographe des PenséeSy tels que : VEntretien avec Sacy sur Èpictète et Montaigne, et les Discours sur la condition des grands.
2"^ Nous avons retranché les pensées sur la mort que les anciens éditeurs avaient tirées d'une lettre de Pascal; mais nous n'en avons point pour cela privé nos lecteurs, car nous avons donné dans sa forme première la lettre qui les contenait.
3** Tout en évitant de reconstituer arbitrairement des divisions, nous avons cependart fait quelques transpositions
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qui nous ont paru se rapprocher de Tordre indiqué par Pascal lui-même devant ses amis^ au sujet de l'apologie du christianisme.
Nous avons, en tête des chapitres, mis entre crochets des titres qui sont empruntés, tantôt aux indications fournies par les manuscrits, tantôt aux éditions de Port-Royal et de Bossut, et qui forment, nous le pensons, des sommaires utiles, en rappelant, de distance en distance, Tidée générale du livre apologétique que méditait Pascal.
Ainsi, en ce qui touche Tarrangement et Tordre, nous donnons, sans aucune addition étrangère, lesFensées proprement dites, en les faisant précéder d'un fragment emprunté à la première édition, fragment où se trouve relatée Tanalyse d'une conversation dans laquelle Pascal expose le plan de son grand ouvrage.
En ce 'qui concerne le texte, voici encore comment nous avons procédé :
Nous avons fait disparaître toutes les altérations que les anciens éditeurs lui avaient fait subir, et nous avons pu, d'une part, grâce aux excellents travaux de MM. Cousin, Faugère et Havet, et de Tautre, aux manuscrits, le ramener à sa pureté primitive ; nous avons rapproché ce qui avait été séparé arbitrairement, séparé ce qu'on avait réuni sans motifs, élagué tout ce qui n'était point de Pascal.
Nous n'avons pas cru devoir reproduire ligne par ligne et mot pour mot tout ce qui est contenu soit dans les manuscrits, soit dans Texacte publication de M. Faugère, parce que, si gi'ande que soit notre admiration pour Pascal, nous avons pensé que le public s'intéresserait peu à des phrases obscures ou inachevées que Fauteur jetait souvent sur le papier comme un point de rappel, et dont lui seul pouvait avoir le sens. Nous n'avons donné, en fait de pensées nouvelles, que celles qui sont complètes. Mais, à part ces suppressions qui ne peuvent que rendre la lecture plus attrayante et plus facile, nous n'avons rien omis, rien négligé. Nous avons môme ii>diqué avec un grand soin, sous le titre de variantes, toutes les rédactions que Pascal avait barrées, lorsque ces rédactions peuvent offrir quelque intérêt, soit comme point de com-
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paraison avec le texte définitif^ soit comme expressiv^n des témérités de Vécrivain. Quant aux altérations, suppressions ou transpositions que Port-Royal, Bossut ouïes autres éditeurs ont fait subir aux Pensées, nous n'avons pas cru devoir y insister, et nous nous sommes borné à en mdiquer quelques-unes ; car Texistence de ces altérations une fois constatée, il importe peu de savoir ce qu'on a fait dire à Pascal, mais bien ce que Pascal a dit.
En ce qui touche Tannotation dont nous avons accompagné le texte, ici comme toujours, nous nous sommes attaché à ne donner que les choses essentielles, nous appliquant surtout à élucider, par des extraits empruntés aux interprètes les plus accrédités de Pascal des points importants de doctrine. Parmi les historiens contemporains de Pascal et des Pensées, MM. Sainte-Beuve et Cousin nous ont fourni des appréciations importantes. Nous avons aussi emprunté d'intéressants commentâmes ou d'utiles élucidations à MM. Faugère, Havet, Nisard, Yillemain, Maynard, etc. ; enfin nous avons recueilli dans les anciens éditeurs tout ce qui pouvait ajouter quelque prix à notre travail et de plus, nous avons rapproché, à l'occasion des Pensées de notre auteur, celles de Montaigne, dont il s'était inspiré, et celles de quelques moralistes qui ont pu, à leur tour, s'inspirer de son souvenir. Placé entre deux opinions contradictoires qui font de Pascal, l'une, le représentant du scepticisme, l'autre le représentant de la plus irréprochable orthodoxie, nous nous sommes borné au rôle de rapporteur exact et fidèle, bien persuadé que ce qui intéresse le public, ce n'est point de savoir ce que pense en cette grave question tel ou tel éditeur, mais bien de saisir, par quelques extraits caractéristiques, le sens général des jugements les plus remarquables dont Pascal a été l'objet de la part des philosophes, des théologiens et des littérateurs. Nous ajouterons que nous avons été sobre de notes ; car, autant que nous avons pu en juger par l'impression des lectures que le travail de cette édition nous rendait obligatoires, les écrits auxquels Port-Royal, le jansénisme et Pascal luimême ont donné lieu, dans ces dernières années, ne sont pas toujours exempts d'ennui et de fatigue. On a poussé à l'ex-
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trême la minutie des recherches^ et c*est là, il faut bien le reconnaître, une besogne de scoliaste qui plaît médiocrement au public.
Après la révolution que de récentes découvertes et les rectifications de la critique contemporaine ont opérée dans les éditions de Pascal, nous ne pouvions nous borner à reproduire uniquement les Pensées. 11 fallait au moins donner au public, et cette fois en les isolant et en les rétablissant dans la sincérité de leur texte, divers opuscules qui avaient été longtemps confondus avec elles. 11 fallait de plus ajouter à ces opuscules ainsi restitués les morceaux récemment découverts; nous Tavons fait. Voici maintenant, et c'est là la dernière explication que nous ayons à donner au lecteur, comment notre édition est composée :
1° La Vie de Pascal, écrite par madame Périer, sa sœur;
Cette vie est complétée par un grand nombre de notes que nous avons extraites des documents les plus intéressants publiés sur Pascal depuis le dix-septième siècle jusqu'à nos jours ; et nous y avons ajouté les morceaux suivants :
2° Appendice n° 1. Mémoire de la vie de M. Pascal, écrit par mademoiselle Périer, sa nièce. (Ce Mémoire n'avait encore jusqu'à présent été réuni dans aucune édition à la Vie par madame Périer qu'il complète utilement); — Appendice n° 2. Sur les travaux scientifiques de Pascal, extrait de l'abbé Bossut. — Appendice n° 3. Note des principaux ouvrages relatifs à Pascal et aux Pensées ;
3^ Relation d'un entretien dans lequel Pascal exposa le plan et la matière de son ouvrage sur la religion ;
Cette relation, extraite de la préface de l'édition de 1669, a été écrite par Etienne Périer.
On a de la sorte, par les documents que nous venons d'indiquer, la biographie, la bibliographie de Pascal, le résumé de ses travaux '.scientifiques et l'analyse expositive dii livre dont les Pensées sont l'imparfaite et immortelle ébauche.
4° Les Pensées ;
5^ Les Lettres à mademoiselle de Roarmez;
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6*^ La Lettre sur la mort de M. Pascal père^ suivie de Tépitaphe composée par Pascal;
T La Lettre à Foccasion du mariage projeté de Jacqueline Périer ;
8** La Prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies;
9° Comparaison des chrétiens des premiers temps avec ceux d'aujourd'hui;
1 0^ Les trois Discours sur la condition des grands ; 11*^ Fragment d'un traité sur le vide ; 12^ De l'esprit géométrique; ' i3° De l'art de persuader;
14^ Entretien avec Sacy sur Épictète et Montaigne ;
15° Discours sur les passions de l'amour;
16^* Sur la conversion du pécheur (attribué à Pascal).
On le voit par Ténumération qu'on vient de lire, nous avons soigneusement profité des travaux de la critique contemporaine, pour remettre, dans cette édition, chaque chose à sa place, donner en même temps au lecteur, avec un texte authentique des Pensées, les opuscules les plus importants restitués dans leur texte primitif, ainsi que les morceaux nouvellement découverts, et, pour nous servir d'un mot même de Pascal, offrir au lecteui* cet immortel écrivain dans sa haute et pleine majesté.