C. virent presque une furieuse sédition en ce païs-là
Application des remarques précédentes à la raison Urée de la Théologie.
Que direz-vous de cette longue digression ? Mr. assurément vous croirez que j'ay tout à fait oublié mon argument Theologique. Mais donnez vous un peu de patience, vous verrez que je me retrouverai sur les voyes, et que la
5 course que j'ay faite dans les Pays Idolâtres, ne m'aura pas été infructueuse. Car ayant établi comme j'ay fait, I. Que les choses que l'on prenoit pour des signes de la colère du Ciel, n'étoient propres qu'à fomenter le culte sacrilège des Idoles, bien loin de mortifier le péché dans
10 le cœur de l'homme ; II. Que les Démons ne trouvoient pas un meilleur secret pour étendre l'Idolâtrie, que celui d'étonner les Peuples par des prodiges véritables ou supposez ; III. Que l'apparition vraye ou fausse d'un prodige faisoit toujours rendre de nouveaux honnneurs aux
15 faux Dieux ; ayant, dis-je, établi tout cela, j'ay prouvé manifestement que si Dieu avoit formé par miracle ces grandes et vastes Comètes, qui passoient pour des signes de la colère du Ciel, il eust concouru par ses miracles avec les Démons pour abrutir de plus en plus les hommes
20 dans la superstition Payenne, ce qui ne se peut dire ni penser sans impieté. Encore un coup, Mr. allumer des Comètes dans les Cieux, veu comme les Payens étoient faits, n'étoit. à proprement parler, que faire redoubler les actes d'Idolâtrie par toute la terre, excepté peut-être