‹ Pensées diverses sur la comèteChapitre 127 sur 167 · XC1I · texte numérisé non relu

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Encore une remarque, Mr. sur ce que j'ay dit que les Chrétiens sont aussi portez que les autres hommes aux superstitions des présages. Cela ne devroit pas être. La 5 connoissance que la foy nous donne de la nature de Dieu, et la solide doctrine de ceux qui nous instruisent des veritez Chrétiennes, nous devroient guérir de ce foible-là. Mais helas ! l'homme est toujours homme. La Providence Divine n'ayant pas trouvé à propos d'établir sa 10 o-race sur les ruines de nôtre nature, se contente de nous donner une grâce qui soutient nôtre infirmité. Mais comme le fond de nôtre nature, sujette à une infinité

(a) Dicit de religionibus loquens, multa esse vera, qux non modo vulgo scire non sit utile, sed etiam, tametsi falsa sint, aliter existimare populum expédiât. {Varro apud D. August. de civit. Dei, 1. 4, cap. JI.)

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