A. Nôtre Gazette dans ses commencemens se chargeoit
39. A. Celle du 23 de Janvier 1632, à l'article de Vienne nous apprend.
de nouvelles aux Gazetiers des autres Nations, qui nous ont débité cent choses absurdes sur la présente Comète. Je connois bien des gens qui en sont fort aises aussi, et
65 qui aiment mieux apprendre de nôtre Gazetier, tantôt ce que les Jésuites de Londres lui écrivent pour justifier leurs saintes et zélées entreprises dans ce Royaume-là ; tantôt les conversions que l'on fait dans le Poictou à la tête de cinq ou six Compagnies de Cavalerie, sous l'au-
70 thorité toute puissante d'un Intendant vigoureux ; je connois, dis-je, bien des gens, qui aiment mieux apprendre du Bureau d'adresse, des nouvelles de cette nature, que mille fades relations de prodiges.
Je m'en vais vous dire une chose, qui vous convaincra
75 plus que tout le reste, que l'entêtement des présages s'est enraciné d'une façon étrange dans l'esprit des Peuples Chrétiens. Chacun sait la révolution que les affaires de l'Eglise souffrirent dans le dernier siècle, et la guerre sans miséricorde que les Protestans déclarèrent à tout ce
80 qu'ils appelloient les superstitions de la Papauté. Les Calvinistes se signalèrent sur tous les autres dans cette guerre, et ne pardonnèrent à rien qui leur semblait superstitieux. Mais avec tout cela, ils ne touchèrent point à la superstition des présages ; ils en sont aussi infatuez que nous, et leurs
85 Autheurs en sont, tout pleins (1). Un Allemand nommé
64. A. J'ayme bien mieux que nôtre Gazetier m'aprenne ce que les R. P. Jésuites de Londres lui écrivent.
68. A. et les Conversions que fait Monseigneur l'Evesque de Poictiers dans son Dioceze à la fête de.