‹ Pensées diverses sur la comèteChapitre 31 sur 167 · A. ne m'en a paru · texte numérisé non relu

A. ne m'en a paru

(1) Les plus habiles Astronomes... principalement Cassini (Abrégé des Observations et des réflexions sur la Comète, présenté au Roy par M. Cassini. A Paris, chez Estienne Michallet, 1681.) Voir aussi le Journal des Savants et Jacques Bemouilli (Conamen novi systematis Cometarum. Amsterdam, 1682).

(2) Les astronomes eux-mêmes partageaient souvent la crédulité populaire :

Tycho-Brahé (T. I, p. 802) en parlant de la Comète de 1572 dit que : « comme la nouvelle Etoile d'Hyparchus avait été suivie de la décadence de l'Empire Grec, et de l'agrandissement de l'Empire Romain, il devait aussi arriver à ce dernier quelque chose de semblable. «

A propos de celle de 1604, Kepler affirme que ces Astres malheureux et nouveaux Ccelicoles ne brillent dans les Cieux que pour avertir les habitants de la terre de quelque chose de grande importance « ad commonefaciendum genus humanum de rébus maximis. » En 1607 il renouvelle son affirmation : « Affirmo Cometam inter sydera exhibitum ut esset testimonium universis et singulis ; utque admoneantur decretum esse Deo brevi bonam humani generis partem promiscuce conditionis, quacunque fati lege, ex hoc mundo transferre. (Lib. 3, p. m).

tués des plus pompeux et des plus pathétiques ornemens de l'éloquence, font beaucoup plus d'honneur à celui qui les débite et beaucoup plus d'impression sur la conscience des Auditeurs, que cent autres propositions prou- 25 vées demonstrativement. Mais je ne puis goûter qu'un Docteur qui n'a rien à persuader au Peuple et qui ne doit nourrir son esprit que de raison toute pure, ait en cecy des sentimens si mal soutenus et se paye de tradition (i) et de passages des Poètes et des Historiens.

De Y autorité des Pactes.

Il n'est pas possible d'avoir un plus méchant fondement. Car, pour commencer par les Poètes (2), vous n'ignorez pas, Monsieur, qu'ils sont si entêtez de parsemer leurs

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