‹ Pensées diverses sur la comèteChapitre 69 sur 167 · A. oublier ce qu'ils dévoient à Louis le Grand · texte numérisé non relu

A. oublier ce qu'ils dévoient à Louis le Grand

15. A. mais ce n'est pas la faute des Comètes de 1665. C'est un abus du bonheur qui accompagne cette Republique les 5 ou 6 premières années qui suivirent ces Comètes. La suite est une addition de B jusqu'à : Si on me dit que.

pagna pendant les cinq ou six premières années qui suivirent les Comètes, c'est une autre affaire.

25 Si on me dit que la prospérité est quelquefois le plus terrible châtiment que Dieu puisse envoyer à l'homme, je dirai moi que l'adversité est quelquefois la plus grande grâce qu'il luy puisse faire : de sorte que toute nôtre Dispute ne sera plus qu'un jeu de mots. Ainsi pour nous

30 fixer à quelque chose, il faut que nous convenions qu'il s'agit de savoir, non pas si les Comètes ameinent aux hommes des biens dont ils ne font pas un bon usage ou des maux qui les convertissent à Dieu ; mais si elles leur ameinent ce qu'on a de coutume d'appeller simple-

35 ment des adversitez.

Guerre des François et des Espagnols.

Pour la Campagne de l'Isle on m'avouera qu'elle a fait beaucoup plus de bien que de mal. Comme ce n'étoit pas tant une guerre qu'une prise de possession des biens qui appartenoient à la Reine, et qu'on refusoit de luy

5 rendre, quoi que son droit eût été justifié et signifié à toute l'Europe, par les savans livres que le Roy fit publier en diverses langues, on entra dans les terres des Espagnols sans y faire aucun degast. Ce ne fût pas assez pour la bonté de ce grand Prince : il tacha de délivrer les Pays

10 par où ses trouppes dévoient passer, des alarmes que

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