Tome 11, page
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poxtt remplir cette tâche que les éditeurs de 1670. Union de croyance et de dévouement, commanauté de doctrines* et peirfois d'erreurs avec l'ilhistre mort, connaissance possible, sinon probable, de ses projets par des entretiens journaliers, et enlîn identité d'époque, de milieu, de moeurs, tout, si l'on en excepte Tégalité de génie, les rendait dignes de cet emploi, et l'on doit croire qu'ils ne s'en sont pas trop imparfaitement acquittés, puis<iu'il n'est aucun des éditeurs veniis après eux qui ne leur ait rendu phis ou moins hommage.
ertes, pour les esprits avides de tout connaître et qui ne : ;culent pas devant une lecture quelquefois labor» îuse ; pour les chercheurs qui voudront se rendre compte des diverses phases par lesquelles a passé l'esprit de Pascal et des tâtonnements de sa plume, l'édition Faugère offre un grand progrès sur celles qui l'ont précédée ; mais pour l'ensemble des lecteurs, soit qu'ils cherchent une impresJoa purement littéraire, soit que mieux en rapport avec la pensée du livre, ils poursuivent un but d'édification, l'édition de 1670 est, croyons-nous, restée sans rivale, et c'est ce qui nous a porté à réimprimer le modeste volume de Port-Royal, ne fût-ce que pour faire connaître la première forme sous laquelle s'est produit le livre des Pensées, et là est, en dernière analyse, la raison de notre choix.
Pour conserver à l'édition que nous réimprimons sa physionomie, nous avons mcdntenu la ponctuation dans les cas
1. « Pascal..., esprit fort individuel, comme on dit aajoard'hm, Biais non tellement absolu qu'il ne subordonnât souvent ses doctrines à celles de Port-Royal dont il s'honorait d être l'interprète. C'est on fait qui ne peut être contesté. Il est donc à présumer que les changements posthumes apportés à l'œuvre des Pensées auraient été approuvés et peut-être exécutés par Pascal lui-même, si Pascal avait vécu ; car on ne saurait supposer, dans l'état connu de ses rapports avec Port-Royal, qu'il eiit publié cette ébauche de livre, sans l'avea de ses amis. » Ch. Nodier, Bulletin du iibliophile, 1843, p. i08.
où le sens nous a paru intimement lié à son apparente bizarrerie. Par une raison analogue nous nous sommes attachés à reproduire les majuscules dont il est souvent fait usage dans le courant de la phrase et qui ont pour but de bien marquer l'importance de certains mots ; toutes questions, du reste, dont le procès est aujourd'hui gagné devant le public, comme l'attestent les réimpressions qui paraissent tous les jours et forment, au point de vue littéraire, le signe caractéristique dominant de notre époque de curiosité. Ici, plus que jamais, le respect du texte choisi allait de soi, et l'on ne trouvera pas étonnant que ce que l'on fait pour des productions souvent très secondaires de notre vieille Uttérature, nous l'ayons tenté pour une des œuvres qui honorent le plus le génie humain.
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