Rom., l
3. Matth., XI, 27 : «... nisi Jllius aut eut voluerit, etc. » D'après la Vulgate : «... et cui, etc. »
4. « Car on ne parle point ainsi, etc. » Le texte primitif est moins concis et, il faut bien le dire, moins clair : « Ce n'est point de cette lumière qu'on parle comme le jour en plein midi. On ne dit point que ceux qui cherchent le jour en plein raidi ou de Veau en la mer en trouveront, et ainsi il faut bien que l'évidence de Dieu ne soit pas telle dans la nature. »
5. a Les preuves de Dieu métaphysiques sont si... impliquées, etc. », c'est-à-dire complexes.
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serait que pendant l'instant qu'ils voient cette démonstration; mais une heure après ils craignent de s'être trompés. Quod curiositate cognoverinty superbiâ amiserunt.
D'ailleurs ces sortes de preuves ne nous peuvent conduire qu'à une connaissance spéculative de Dieu, et ne le connaître que de cette sorte, c'est ne le connaître pas ^
La Divinité des Chrétiens ^ ne consiste pas en un Dieu simplement auteur des vérités Géométriques et de l'ordre des éléments : c'est la part des Païens ^. Elle ne consiste pas simplement en un Dieu qui exerce sa providence sur la vie et sur les biens des hommes, pour donner une heureuse suite d'émnées à ceux qui l'adorent : c'est le partage des Juifs *. Mais le Dieu d'Abraham ^ et de Jacob, le Dieu des Chrétiens, est un Dieu d'amour et de consolation : c'est un Dieu qui remplit l'âme et le cœur qu'il possède : c'est un Dieu qui leur fait sentir intérieurement leur misère, et sa miséricorde infinie ; qui s'unit au fond de leur âme ; qui la rempUt d'humilité, de joie, de confiance, d'amour; qui les rend incapables d'autre fin que de lui-même.
Le Dieu des Chrétiens est un Dieu qui fait sentir à l'àme qu'il est son unique bien, que tout son repos est en lui, et qu'elle n'aura de joie qu'à l'aimer ; et qui lui fait en même temps abhorrer les obstacles qui la retiennent et l'empê-
i. Dans cet al. encore, P. R. a fait son œuvre de condensation.
2. « La divinité des chrétiens, etc. »; F. : « Le Dieu des, etc. » P. R. a trouvé sans doute que le mot Dieu était répété un trop grand nombre de fois dans ce passage.
3. t ... c'est la part des Païens. . . » ; F. ajoute -. a ... et des Épicuriens... »
4. « ... c'est le partage des Juifs... »; F. : « ... c'est la portion des, etc. »
5. i Mais le Dieu d'Abraham et, etc. » L'éd. H. reproche a P. R. d'avoir affaibli l'élan du texte primitif qui est celui-ci : < ... Mais le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob, etc. »
chent de l'aimer de toutes ses forces. L'amour-propre et la concupiscence qui l'arrêtent lui sont insupportables. Ce Dieu lui fait sentir qu'elle a ce fonds d'amour-propre *, et que lui seul l'en peut guérir.
Voilà ce que c'est que de connaître Dieu en Chrétien. Mais pour le connaître de cette manière, il faut connaître en même temps sa misère, son indignité, et le besoin qu'on a d'un Médiateur pour se rapprocher de Dieu, et pour s'unir à lui. Il ne faut point séparer ces connaissances ; parce qu'étant séparées, elles sont non seulement inutiles, mais nuisibles. La connaissance de Dieu sans celle de notre misère fait l'orgueil. La connaissance de notre misère sans celle de Jésds-Christ fait le désespoir. Mais la connaissance de Jésus-Christ- nous exempte et de l'orgueil, et du désespoir ; parce que nous y trouvons Dieu, notre misère, et la voie unique de la réparer.
Nous pouvons connaître Dieu, sans connaître nos misères ; ou nos misères, sans connaître Dieu ; ou même Dieu et nos misères, sans connaître le moyen de nous délivrer des misères qui nous accablent. Mais nous ne pouvons connaître Jésds-Christ, sans connaître tout ensemble et Dieu, e* nos misères, et le remède de nos misères ; parce que Jésus-Chist n'est pas simplement Dieu, mais que c'est un Dieu réparateur de nos misères 3.
Ainsi tous ceux qui cherchent Dieu ■* sans Jésus-Christ,
i. c ... ce fonds d'amour-propre... »; F. ajoute : qui la perd. »
2. « ... mais la connaissance de J.-C. nous exempte, etc. » (jusqu'à fin de l'ai.); F. : c La connaissance de J.-C. fait le milieu, parce que nous y trouvons et Dieu et notre misère. »