‹ PenséesChapitre 47 sur 73 · Marc, IX · texte numérisé non relu

Marc, IX

3. «... qui leur enseigneraient une doctrine contraire », addition de P. R.

4. «... à l'égard de J.-C. et des Apôtres » ; F. : « . . . à l'égard de leurs prophètes ».

Cependant il est certain qu'ils étaient très coupables * de refuser de les croire à cause de leurs miracles, puisque Jésus-Christ dit qu'ils n'eussent pas été coupables s'ils n'eussent point vu ses miracles : Si opéra non fecissem in eis qu3B nemo aliu$ fecit, peccatum non haherent. Si je n'avais fait parmi eux des œuvres que jamais aucun autre n'a faites, ils n'auraient point dépêché-.

Il s'ensuit donc qu'il jugeait que ses miracles étaient des preuves certaines de ce qu'il enseignait, et que les Juifs avaient obligation de le croire. Et en effet, c'est particulièrement les miracles qui rendaient les Juifs coupables dans leur incrédulité. Car les preuves qu'on eût pu tirer de l'Écriture^ pendant la vie de Jésds-Christ n'auraient pas été démonstratives. On y voit*, par exemple, que Moïse a dit qu'un Prophète viendrait ; mais cela n'aurait pas prouvé que Jésus- Christ^ fut ce Prophète, et c'était toute la question. Ces passages faisaient voir^ qu'il pouvait être le Messie, et cela avec ses miracles devait déterminer à croire qu'il l'était effectivement.

i- » ... cependant, il est certain qu'ils étaient très coupables, etc. » ; F. : « ... et cependant, ils étaient très coupables de refuser les prophètes à cause de leurs miracles, et J.-C, et n'eussent pas été coupables s'ils n eussent, etc. o

Page 1