Joan., XV
3. « ... cœ* les preuves qu'on eût pu tirer de l'Ecriture pendant la vie de J.-C. n'auraient pas été, etc. » ; F. : « ... Les preuves que J.-C. et les apôtres tirent de rEcriture ne sont pas, etc. »
4. «... on y voit par exemple que, etc. » ; F. : car ils disent seulement que, etc. »
5 « ... mais cela n'aurait pas prouvé que J.-C. fût ce prophète... » ; F : 5 ... mais ils ne prouvent pas par là que ce soit celui-là... B
6. a Ces passages faisaient voir, etc. » (jusqu'à la fin de l'alinéa); F- : a Ces passages ne servent donc qu à 'montrer qu'on n'est pas contraire à l'Ecriture et qu'il n'y paraît point de répugnance, mais non pas qu'il y ait accord. Or, cela suffit, exclusion de répur gnance avec miracles, i
■ Les prophéties seules * ne pouvaient pas prouver Jésus- Christ pendant sa vie. Et ainsi on n'eût pas été coupable de ne pas croire en lui avant sa mort, si les miracles n'eussent pas été décisifs-. Donc les miracles suffisent quand on ne voit pas que la doctrine soit contraire, et on y doit croire.
• Jésus-Christ a prouvé qu'il était le Messie en vérifiant plutôt sa doctrine et sa mission par ses miracles que par l'Écriture et par les prophéties ^.
C'est par les miracles que Nicodème reconnaît que sa doctrine est de Dieu : Scimus quia a Deo venisti, Magister; nemo enini potest hxc signa facere quae tu facis, nisi fueril Deus cum eo*. Il ne juge pas des miracles par la doctrine, mais de la doctrine par les miracles^.
Ainsi, quand même la doctrine serait suspecte comme celle de Jésus-Christ pouvait l'être à Nicodème, à cause qu'elle semblait détruire les traditions des Pharisiens, s'il y a des miracles clairs et évidents du même côté, il faut que l'évidence du miracle l'emporte sur ce qu'il y pourrait avoir de difficulté de la part de la doctrine, ce qui est fondé sur ce principe immobile, que Dieu ne peut induire en erreur.
Il y a un devoir réciproque entre Dieu et les hommes. Accusez-moi, dit Dieu dans Isaïe^. Et en un autre endroit : Qu'ai-je dû faire à ma vigne que je ne lui aie fait ''.
1. « Les prophéties seules ne pouvaient, etc. » ; F. .- « même les prophéties ne pouvaient, etc. »
2. f ... si les miracles n'eussent pas été décisifs » ; F. : «... si les miracles n'eussent pas suffi, sans la doctrine ».
3. Ce pa«sage est présenté ainsi dans F. : « J.-C. a vérifié qu'il était le Messie, jamais en vérifiant sa doctrine sur l'Ecriture et les prophéties, et toujours par ses miracles. » Vérifier veut dire ici montrer qu'une chose est vraie, et non pas examiner si elle est vraie.